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Tennis

Eugenie Bouchard répond aux critiques

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Un confrère journaliste, assidu de tennis, n’en revenait pas de la piètre performance d’Eugenie Bouchard lundi soir, quand elle a été battue en deux manches expéditives de 6-1 et 6-2 par l’Américaine Lauren Davis.

Et pourtant, nous a-t-il fait remarquer, la Canadienne, qui vit maintenant aux Bahamas, a été l’une des premières joueuses à se présenter à Washington en début de semaine dernière.

«Je l’ai vue s’entraîner de façon intensive pendant deux bonnes heures jeudi dernier sous une chaleur accablante. Et elle a répété le tout au cours des jours suivants.»

S’amuser en double

C’est une preuve que, contrairement à la croyance populaire, Bouchard ne ménage pas les efforts pour retrouver le droit chemin. Ça n’a rien à voir avec son éthique de travail.

Si elle a refusé de s’adresser aux médias après sa cuisante défaite de lundi, elle a accepté de répondre aux questions du Journal le lendemain, quelques minutes après avoir subi une autre dégelée, cette fois en double.

Bouchard et sa partenaire américaine Sofia Kenin ont été des proies faciles pour la Russe Anna Kalinskaya et la Japonaise Miyu Kato, troisièmes têtes de série, en deux sets de 6-0 et 6-2.

Malgré le contexte difficile, on l’a vue esquisser des sourires pendant la rencontre.

«Honnêtement, je ne prends pas les matchs de double trop au sérieux, a raconté Bouchard, mercredi. L’ambiance n’est pas la même. C’est important de s’amuser sur le terrain.»

Mais la veille, en simple, la joueuse de 25 ans, qui a dégringolé au 114e mondial, ne s’est vraiment pas amusée.

«J’avoue que je traverse une période difficile, a-t-elle admis. Je manque de confiance présentement. Je tente de changer plusieurs éléments dans mon jeu.»

Neuf entraîneurs

Si l’arrivée récente de l’Argentin Jorge Todero à ses côtés n’a pas eu les effets escomptés à Washington, Bouchard a souligné que sa relation avec son nouvel entraîneur était prometteuse.

«Oui, je pense, répond-elle, qu’il y a une bonne chimie entre nous deux. Je l’aime beaucoup et il comprend mes besoins. Je veux faire un bon bout de chemin avec lui.»

La stabilité est certes un gage de réussite. Or, Todero est le neuvième entraîneur à lui être associé au cours des cinq dernières années.

Face à la critique

Bouchard est consciente des critiques de plus en plus virulentes qui lui sont adressées depuis quelques années.

Depuis, en fait, sa chute est vertigineuse au classement. En 2014, au terme d’un parcours mémorable en tournois du grand chelem, dont la finale à Wimbledon, elle a occupé le cinquième rang mondial. Mais c’est de l’histoire ancienne.

«Les gens n’ont aucune idée de ce que je fais. Ils ne connaissent pas ma vie, rétorque-t-elle. On peut penser ce qu’on veut à mon sujet. Les réseaux sociaux sont la seule partie que je veux montrer.»

«Pour le reste, c’est mon affaire. Moi, je travaille fort chaque jour. Le plan, c’est de retrouver un bon niveau de jeu. Je sais que je vais y parvenir, sinon je ne serais pas ici à vous parler.»