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Thomas Chabot ne s'en fait pas avec son contrat

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À l’aube d’une nouvelle saison qui s’annonce un peu plus joyeuse chez les Sénateurs d’Ottawa, Thomas Chabot n’angoisse pas avec son prochain contrat qui pourrait lui permettre de passer à la caisse. Même si le talentueux arrière québécois s’apprête à écouler la dernière année de son pacte d’entrée, ses pensées sont davantage portées au fait de redorer le blason du club que vers de futures négociations.

Pendant que les Sénateurs connaissaient une année de misère qui leur a valu la dernière position du classement général à travers une vente de feu, le Beauceron s’est imposé tel un général à la ligne bleue.

À sa deuxième année seulement, Chabot s’est avéré l’un des meilleurs défenseurs de la Ligue nationale de hocket (LNH), son nom se retrouvant même à circuler un moment parmi les candidats potentiels à l’obtention du trophée Norris. Il a fini la campagne avec une récolte de 55 points, dont 14 buts, en 70 rencontres, la troisième plus importante parmi ses coéquipiers, tout en étant le joueur le plus utilisé de la formation ottavienne avec 24 min 17 sec de temps d’utilisation moyen.

S’il ne parvient pas à s’entendre avec son employeur d’ici le 1er juillet 2020, le patineur de 22 ans deviendra joueur autonome avec compensation. La situation actuelle de plusieurs jeunes vedettes toujours sans contrat, dont Mitch Marner, des Maple Leafs de Toronto, ne dérange pas Chabot outre mesure alors qu’il pourrait vivre une situation semblable dans un an.

«Je ne me concentre pas sur ça, a-t-il répondu en marge de la conférence de presse dévoilant les grandes lignes de la huitième édition du Boot Camp de Québec, spécifiant que les pourparlers entre les deux clans n’avaient pas débuté.

«Oui, j’ai eu une belle saison cette année. Je fais mes affaires cet été pour me préparer en vue de la prochaine saison. Je vais arriver à Ottawa où je ferai du mieux que je peux pour aider l’équipe à avoir du succès. Ce qui est autour, je vais en parler avec mon agent et il va s’en occuper. C’est entre ses mains.»

Thomas Chabot ne s'en fait pas avec son contrat - TVA Sports

«Ouvert» à tout

Questionné sur la possibilité d’apposer son nom au bas d’un contrat à long terme, Chabot a livré une réponse prudente.

«Je suis ouvert à n’importe quoi, a lâché l’ancien des Sea Dogs de Saint John. Comme j’ai dit, il n’y a pas nécessairement eu de discussions encore là-dessus. J’insinue que le jour où on va être prêt d’une décision, on va s’asseoir et on va parler de ça, mais en ce moment, je sais qu’il reste une année à mon contrat et que je jouerai la saison prochaine.»

Les changements apportés tant dans l’effectif que derrière le banc avec l’arrivée de D.J. Smith comme nouvel entraîneur en remplacement de Guy Boucher plaisent à Chabot. Smith s’occupait d’ailleurs des défenseurs avec les Maple Leafs.

«J’ai eu la chance de lui parler un peu dès qu’il a eu le poste [...] C’est certain que ça va être positif pour notre équipe d’avoir un nouveau départ, a souligné le natif de Sainte-Marie, confiant que les siens lutteront pour une place en séries éliminatoires. C’est un entraineur dont j’ai entendu des choses extraordinaires à propos de lui. Apparemment, il est très bon avec les jeunes joueurs et on sera une jeune équipe.»

Rôle majeur

Après avoir pris de grandes bouchées en dépit de son inexpérience, l’an passé, à la suite du départ d’Erik Karlsson, Chabot aura un rôle important à jouer dans la relance des Sénateurs. Il a d’ailleurs vanté la qualité des espoirs de l’organisation.

«L’été passé, on savait qu’Erik ne serait peut-être pas de retour à Ottawa. Je l’avais dans ma tête et je m’étais préparé en fonction de ça. Oui, j’ai fait des erreurs et je vais continuer en à faire, mais tu grandis là-dedans en tant que joueur.

«J’ai essayé de profiter du temps de glace et des opportunités que j’avais, et je pense que j’ai fait du mieux que je peux. On a des joueurs extrêmement talentueux dans la Ligue américaine ou des jeunes qui étaient déjà dans la Ligue nationale. J’ai hâte d’arriver à Ottawa pour entamer la saison.»

L’action concentrée sur deux jours

Phillip Danault, Sean Couturier, Samuel Girard, Yanni Gourde, Samuel Blais et Thomas Chabot figurent parmi la soixantaine de hockeyeurs professionnels à s’être engagés à participer à la huitième édition du Boot Camp les 9 et 10 août au PEPS de l’Université Laval. «Honnêtement, c’est assez important pour nous», a reconnu l’arrière des Sénateurs d’Ottawa.

«On patine et on s’entraîne tout l’été en essayant de travailler les points que l’on doit améliorer. Mais quand tu arrives dans un tournoi où tu affrontes des gars contre qui tu joues en saison ou de futurs joueurs, c’est le fun de disputer un tournoi que tout le monde veut gagner.»

Marathon

Tenu sur deux jours plutôt que sur trois, ce tournoi préparatoire permettant aux joueurs de tester leur forme ne pourrait mieux porter son nom avec sa nouvelle formule condensée.

C’est que les deux clubs finalistes devront se taper jusqu’à cinq rencontres en l’espace de 24 heures, une commande qui s’annonce éprouvante pour certains.

«On s’est rendu compte que ça marchait très fort le vendredi soir», a noté le coorganisateur Daniel Blouin, qui pilote l’événement en compagnie de l’ancien gardien de la LNH Cédrick Desjardins.

«Oui, le samedi après-midi, il y a eu du monde, mais on s’est dit que ça allait peut-être marcher encore plus fort le samedi soir, une soirée qu’on n’utilisait pas. L’été, quand il fait très chaud, c’est le fun d’aller à l’aréna en soirée.»

Danault, Couturier, Jonathan Huberdeau, Jonathan Marchessault, Mathieu Perreault, Mikhail Grigorenko et Ryan Spooner sont repartis avec le titre de joueur du tournoi au fil des ans.

Absence

Membre des Golden Knights de Vegas et ancien des Remparts de Québec, Marchessault a toutefois décidé de passer son tour cette saison. Ses trois défaites l’an passé ont-elles eu raison de sa présence ? Mystère et boule de gomme !

Comme par les années passées, les fonds recueillis par la vente de billets et par l’encan silencieux seront versés à la Fondation québécoise du cancer et à la Fondation Réno-Jouets. Les matchs débuteront à 18 h 30 vendredi.

Voyez, dans la vidéo ci-dessus, le reportage de Stéphane Turcot à ce sujet.