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Impact : un match au Colorado... pas gagné d'avance!

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Aller jouer au Colorado comme ça sera le cas samedi, c’est devoir s’habituer rapidement à l’altitude puisque Denver est située à 1,6 kilomètre au-dessus du niveau de la mer.

Et c’est sans parler de la chaleur puisqu’on prévoit une météo qui ressemblera à ce qu’a connu Montréal ces derniers jours.

«J’en ai discuté avec le préparateur physique et on va essayer de s’adapter le plus possible, a expliqué Rémi Garde. Nous voyageons jeudi afin d’avoir un peu de temps pour nous y acclimater.»

Zakaria Diallo a minimisé la situation, mardi midi.

«Je n’ai jamais joué en altitude, mais je n’ai pas du tout d’appréhension.»

On l’invitera à avoir une petite discussion avec Evan Bush qui a rappelé que les effets de l’altitude peuvent être sournois.

«Les gars qui ont joué là comprennent les conditions. Parfois, les nouveaux joueurs ne comprennent pas et disent qu’ils ont déjà joué en altitude, mais après 20 minutes, ils commencent déjà à chercher leur air.»

La vitesse change la donne

C’est fou ce qu’une bonne dose de Nacho Piatti et de vitesse sur les ailes peut faire dans un match.

On en a eu un bon exemple samedi quand Piatti a vraiment pesé sur la défense adverse, même s’il n’a amassé qu’une passe décisive sur les quatre buts des siens.

Sur les ailes, Lassi Lappalainen et Orji Okwonkwo ont utilisé leur grande vitesse pour battre la défensive de l’Union.

Et si les deux jeunes joueurs en prêt du FC Bologne ont eu l’espace pour courir, c’est en partie parce que la présence de Piatti dans l’axe a déstabilisé le bloc défensif de l’Union.

Bonne décision

Rémi Garde insiste souvent pour dire qu’il s’efforce de prendre les meilleures décisions pour l’équipe et pour mettre ses joueurs dans les meilleures dispositions.

On peut dire qu’il a eu la main heureuse en plaçant Lappalainen à gauche, le couloir habituellement occupé par Piatti.

«Il me semblait que Lassi était prêt pour faire un match et comme son meilleur poste est sur la gauche, Nacho, lui, était sur un match de reprise et son deuxième dans la semaine», a expliqué l’entraîneur-chef.

«Dans l’axe, les courses sont un peu différentes et je pense que ça lui convenait mieux.»

Important

Evan Bush a pour sa part reconnu que la présence de deux jeunes ailiers rapides changeait la donne sur le plan offensif.

«C’est extrêmement important d’avoir des ailiers rapides. Évidemment, ça repousse Nacho dans une position où il n’a pas joué beaucoup.»

«Mais quand on a Lassi d’un côté qui est très rapide et Orji de l’autre qui est pareil [c’est pour le mieux].»

Pour illustrer son propos, le gardien est revenu sur le deuxième but marqué par le Nigérian.

«Sur le second but d’Orji, on le voit partir et on a l’impression que le défenseur a un angle pour le rattraper, mais c’est comme s’il se déplaçait au ralenti et pourtant, il n’était pas lent.»

«Orji nous a démontré la vitesse qu’il possède. Si on peut conserver le ballon quatre ou cinq secondes pour leur permettre de trouver les espaces vacants derrière les défenseurs, nous allons être dangereux.»

Construction

On s’est beaucoup plaint depuis le début de la saison que l’attaque montréalaise manquait d’imagination et d’originalité.

On a vu exactement le contraire samedi puisque les quatre buts ont été bâtis sur quelque chose plutôt que sur un peu de chance ou d’opportunisme.

Selon Bush, tout cela découle de la meilleure structure affichée par le groupe dans cette rencontre après un mois difficile à cet égard.

«Ça vient avec le fait qu’on était structurés. Si tu défends bien, tu peux récupérer la balle et traverser la pression adverse en conservant le ballon.»

Confiance

Par ailleurs, la seule présence de Nacho Piatti sur le terrain a donné un nouveau souffle à cette équipe.

«Le retour de Nacho a apporté beaucoup de confiance au groupe, on l’attendait depuis longtemps. Le groupe est rempli de confiance pour le prochain match», a précisé Zakaria Diallo.

Rappelons qu’avec Piatti dans l’alignement, l’Impact affiche un dossier de 3-2-1 cette saison. Sans lui, la fiche est de 7-9-2.

La fatigue a rattrapé Diallo 

Zakaria Diallo a connu un début de saison épatant et s’est rapidement imposé comme le meilleur défenseur de l’Impact.

Il a par contre vécu une bonne baisse de régime dernièrement et la fatigue n’y est pas étrangère.

«J’ai eu des hauts et des bas, j’ai eu une grosse fatigue dans le dernier mois», a-t-il convenu.

«C’est une fatigue physique, l’an dernier je n’ai pas joué et cette année, on a enchaîné beaucoup de matchs, on jouait le samedi, le mercredi et le samedi.»

«C’était sûr que j’aurais un petit coup de fatigue, c’est juste arrivé au mauvais moment.»

Il assure toutefois être de retour à son meilleur niveau.

«J’ai eu un peu de repos et samedi j’étais en pleine forme, et je me sens bien pour le reste des parties.»

Le contrat du défenseur de 32 ans vient à échéance au terme de cette saison, mais c’est un sujet qui ne l’attire pas pour le moment.

«Je suis ici, ça se passe bien, il me reste jusqu’au mois de décembre et je ne me prends pas la tête là-dessus. Je ne me pose pas la question pour l’instant. Je suis super bien ici.»