Tennis

Bouchard n'aura fait que passer à Washington

Louis Butcher

Publié | Mis à jour

Plus ça change, plus c’est pareil pour Eugenie Bouchard dont la série de déboires s’est poursuivie lundi soir sur les courts de tennis.

Malgré la présence d’un nouvel entraîneur à ses côtés depuis la semaine dernière, la Québécoise a été une proie facile pour l’Américaine Lauren Davis, d’entrée de jeu au tournoi de Washington.

 

Bouchard, s’est inclinée en deux manches expéditives de 6-1 et 6-2 au terme d’une confrontation à sens unique qui s’est terminée après seulement 59 minutes de jeu sur le court central.

Classée au 114e rang mondial, elle subit ainsi son septième revers consécutif au premier tour d’un tournoi.

Qui plus est, elle n’a pas gagné à ses huit dernières sorties.

Sa dernière victoire en simple remonte en février quand elle a battu la Biélorusse Vera Lapko en ronde initiale du tournoi de Dubaï.

Chancelante et erratique

Au tout premier jeu du match, Bouchard a été incapable convertir trois balles de bris, quand sa rivale, 75e mondiale, a accusé un déficit de 0-40.

Bouchard a plutôt vu sa rivale renverser la vapeur pour prendre les devants 1-0.

Le ton était donné. Bouchard, chancelante et erratique par la suite, ne s’en remettra jamais. Elle perdra les quatre jeux suivants.

Après avoir été victime de deux bris, elle parvient enfin à s’inscrire au pointage sur son service. Les réjouissances seront toutefois de courte durée.

Davis boucle cette première manche en 25 minutes, en profitant de 14 fautes directes de Bouchard contre seulement deux.

L’intervention de Jorge

À la fin du premier set, Jorge Todero s’amène à ses côtés pendant la pause pour lui prodiguer des conseils et surtout pour tenter de la rassurer.

Mais l’intervention de son nouvel entraîneur n’a pas eu l’effet escompté.

Au contraire, Davis en profite pour se forger une avance de 4-0 au profit notamment d’un bris de service dès le premier jeu de la seconde et dernière manche.

L’Américaine ne ratera pas son occasion de servir pour le match, ce qu’elle réussit sans aucune opposition de la part d’une adversaire désemparée.

Après cette autre déconfiture, Bouchard s’est dirigée vers le vestiaire pour y subir des traitements. Puis, elle a quitté les lieux sans s’adresser aux journalistes.

En double avec Kenin

La participation de Bouchard n’est toutefois pas terminée à Washington puisqu’elle est aussi inscrite en double avec sa partenaire Sofia Kenin qu’elle aurait pu affronter au deuxième tour en simple.

L’Américaine a en effet remporté sa première rencontre qui l’opposait à sa compatriote Jennifer Brady en deux manches de 6-2 et 6-4.

Le premier match de Bouchard en double est d’ailleurs prévu mardi après-midi.

Schnur éliminé d’entrée

Brayden Schnur n’a fait que passer à Washington. Le Canadien, 99e raquette mondiale à l’ATP, s’est fait montrer la porte de sortie dès le premier tour par Jo-Wilfried Tsonga (70e) en deux manches de 6-4 et 7-6 (2).

Le service du Français aura été son arme favorite pendant cette rencontre de premier tour puisqu’il a réalisé

18 as contre seulement quatre pour son adversaire.

Il affrontera mardi la deuxième tête de série, le Russe Karen Khachanov, classé au huitième rang mondial.

Schnur, 24 ans, prend maintenant la direction de Montréal en prévision de la Coupe Rogers où, en toute logique, il devrait bénéficier d’un laissez-passer pour accéder directement au tableau principal.

En date de mardi, Tsonga, lui, devra franchir l’étape des qualifications à Montréal. Une preuve que le calibre de la Coupe Rogers est on ne peut plus relevé.

Les Murray réunis en double

Beaucoup moins suivi que le simple, le tournoi du double masculin risque d’attirer davantage les regards cette semaine puisqu’il regroupera quelques têtes d’affiche à Washington dont les frères Murray qui seront réunis pour la première fois depuis la conquête de la Coupe Davis par la Grande-Bretagne en 2015 face à la Belgique.

Si Jamie est l’un des meilleurs au monde dans la spécialité, Andy, jadis numéro mondial, a choisi le double pour effectuer un retour progressif, lui qui a été opéré à une hanche en janvier dernier.