Crédit : Martin Chevalier / JdeM

F1

Une stratégie qui a rapporté pour Racing Point et Lance Stroll

Publié | Mis à jour

On s’imagine que tous ceux qui, depuis son arrivée en F1, s’amusent à dénigrer Lance Stroll vont cette fois retenir leurs commentaires désobligeants. Le temps d’une course tout au moins.

Contrairement à plusieurs autres pilotes du plateau, beaucoup plus expérimentés que lui, le pilote québécois n’a pas flanché.

Stroll, classé quatrième au Grand Prix d’Allemagne dimanche, a été brillant à tous égards. Pour avoir racheté les mauvaises décisions de son équipe avant son dernier arrêt au puits de ravitaillement (où il s’est retrouvé en queue de peloton), et pour avoir aussi évité la casse en fin de parcours.

Pendant que les principaux animateurs de cette course folle gaffaient l’un après l’autre, Lewis Hamilton, Valtteri Bottas et Charles Lerclerc pour ne nommer ceux-là, Stroll, lui, a su éviter les pièges et rapporter sa voiture en un morceau.

Le bon pari

L’écurie Racing Point a été la première à jouer à la loterie avec une vingtaine de tours à franchir. Ce pari de chausser la monoplace de pneus «secs» aura été le bon puisque tous les autres engagés ont emboîté le pas au Québécois.

«C’est un résultat satisfaisant, raconté Stroll à sa sortie de voiture. Mais c’est dommage de ne pas avoir été en mesure de protéger une place sur le podium. J’ai commis une erreur au virage huit et Daniil (Kvyat) en a profité.»

Après avoir quitté la zone des puits pour la dernière fois – sa monoplace chaussée de pneus «secs» – Stroll s’est retrouvé brièvement en tête pendant que les autres s’arrêtaient pour changer leurs pneus.

«On m’a avisé sur les ondes radio que j’étais premier, a-t-il souligné. C’est une bonne sensation. Chaque arrêt était une aventure, a-t-il poursuivi. On ne savait pas si le choix de pneus était le bon. Nous nous sommes trompés les quatre premières fois.

«Avec 40 tours à faire, notamment, on a choisi les pneus secs et j’ai effectué deux tête-à-queue sans gravité. Il fallait juste survivre aux conditions changeantes.»

Mais le cinquième arrêt aura été le bon. Il ajoute 12 points au compteur.

Les rôles sont inversés

Les performances de Stroll ont été souvent comparées à celles de son expérimenté coéquipier au sein de l’écurie Racing Point en 2019. Mais cette fois-ci, le Québécois a su inverser les rôles. Sergio Perez a été le premier à gaffer. Dès le deuxième tour, il endommage sa voiture après un léger contact avec un muret de protection. Son abandon va signifier une première intervention de la voiture de sécurité.

Pourtant un exemple de régularité, le Mexicain a été blanchi de la feuille de pointage au cours de ses sept derniers départs. Et voilà que Stroll le devance maintenant au classement cumulatif.

Siège éjectable?

Le patron de l’écurie Mercedes a déclaré cette semaine en Allemagne qu’une décision serait prise au retour de la pause estivale, fin août, pour décider du sort de Valtteri Bottas l’an prochain. Visiblement agacé par le comportement brouillon du Finlandais dimanche à Hockenheim, Toto Wolff a peut-être une autre raison de vouloir remplacer en 2020 par le très talentueux français Esteban Ocon, sans volant cette année en F1. La situation est semblable pour Pierre Gasly chez Red Bull, dont on dit qu’il est de plus en plus assis sur un siège éjectable.

Un point pour Kubica et Williams!

Respectivement septième et huitième à l’arrivée, les deux Alfa Romeo de Kimi Räikkönen et d’Antonio Giovinazzi ont été exclues du top 10 quelques heures plus tard après que les commissaires eurent décelé une irrégularité de l’embrayage de leur monoplace quand le départ a été donné.

Non seulement cette décision permet à Lewis Hamilton d’accumuler deux points inespérés, mais elle assure à Williams et à son pilote Robert Kubica un premier point en 2019. Alfa Romeo a déjà signifié ses intentions de porter cette décision en appel.

Pas de congé

Pas de répit pour le grand cirque de la F1. Direction Budapest ce week-end pour disputer le Grand Prix de Hongrie dimanche.

Puis, place à la traditionnelle pause estivale de quatre semaines avant la rentrée prévue au majestueux circuit de Spa-Francorchamps (Belgique) le 1er septembre.