Marc Andre Barriault UFC

Crédit : Simon Clark/Agence QMI

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Un «reset» s'impose pour Marc-André Barriault

Publié | Mis à jour

QUÉBEC – Défait pour la deuxième fois en autant de combats dans l’organisation de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), samedi soir, au Rogers Place d’Edmonton, Marc-André Barriault reste optimiste quant à son avenir tout en ne cachant pas qu’une «prise de conscience» s’impose avec son équipe.

Le combattant de Québec (11-3) a subi une défaite par décision partagée devant le Polonais Krzysztof Jotko, recevant l’avantage 29-28 de la part de l’un des trois juges alors que les deux autres ont tranché en faveur de son adversaire. En mai, à Ottawa, à sa première sortie dans l’octogone de la prestigieuse UFC, Barriault s’était incliné par décision unanime aux mains d’Andrew Sanchez.

Détenteur d’un contrat d’entrée de quatre combats, Barriault n’a pas écoulé toutes ses cartouches pour impressionner les bonzes de l’organisation, mais il sait que le temps commence à presser à l’issue de ce deuxième échec consécutif.

«J’ai eu un avancement par rapport au combat numéro un. Contre Sanchez, j’étais plus sur la défensive alors que j’ai offert plus d’offensive cette fois-ci. Cela dit, j’ai manqué l’instinct qui m’a amené où je suis aujourd’hui. Chez TKO, j’alignais les K.O. et je réfléchissais un peu moins. Présentement, j’essaie de comprendre la structure et les stratégies et j’oublie ce qui a été payant pour moi. J’ai besoin d’un "reset" pour repartir avec mes racines qui m’ont été payantes dans le passé, a expliqué le poids moyen en entrevue téléphonique depuis l’aéroport d’Edmonton, dimanche.

«Cela dit, après le combat, ils [les gens de l’UFC] n’étaient pas déçus de moi. Mais ils ont hâte de voir le Marc-André Barriault qu’ils ont signé et double champion chez TKO. Ils sont encore intrigués de voir ce que je peux faire. C’est à moi de me dépêcher avant que le bateau ne passe, sinon, il va être trop tard.»

De l’expérience au compteur

En dépit de la défaite de samedi, le représentant du NovaGym de Québec a acquis une bonne dose d’expérience contre un membre classé parmi les 20 meilleurs combattants de sa catégorie. Cela avait aussi été le cas à sa rentrée du mois de mai.

Si Barriault a été couronné deux fois dans l’organisation canadienne TKO, il est maintenant à même de constater qu’il doit apporter quelques correctifs à ses camps d’entraînement pour rivaliser avec l’élite mondiale. Il est aussi conscient que la marche vers les plus hauts sommets s’annonce plus compliquée.

«J’ai ma place ici. On va faire des mises au point dans mes structures de camp et j’aurai besoin de m’entraîner avec des gars de ce calibre plus qu’une fois par semaine pour que ça devienne banal de me frotter à ces gars en combat. Il ne faut plus que je sois impressionné. On va aller vers une avenue qui va me permettre de retrouver la victoire contre un gars rendu au même niveau que moi dans l’organisation», a-t-il spécifié.

Troisième round décisif

Pour en revenir au duel, Barriault estime que l’amenée au sol (takedown) de son rival au troisième round a sans doute pesé dans la balance, lui qui pourtant, selon les chiffres officiels, a eu l’avantage dans les frappes significatives durant ce dernier acte.

«Je pensais en avoir fait suffisamment en ayant été l’agresseur [...], mais il a fait le takedown en dernier. On était tous les deux fatigués alors qu’on a lutté pendant le combat. Je le sentais à ma portée et il aurait fallu que j’ouvre la machine. J’étais à une combinaison de mettre fin au combat.»

Barriault profitera maintenant de quelques semaines de repos. L’autre Québécois en action lors de ce gala UFC 240, Olivier Aubin-Mercier (11-5), a été battu pour la troisième fois de suite en s’inclinant par décision unanime contre le Russe Arman Tsarukyan. Il s’agissait du dernier combat prévu à son contrat.