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Canadiens

Nikita Scherbak tire à boulets rouges sur le CH

Publié | Mis à jour

L’attaquant Nikita Scherbak, un ancien choix de premier tour des Canadiens de Montréal, n’a pas connu la carrière espérée dans la LNH.

Cinq ans après avoir été sélectionné par le Tricolore et après une expérience de 37 matchs dans la LNH, Scherbak a accepté un contrat avec l’Avangard de Omsk de Bob Hartley dans la KHL pour la prochaine saison.

Le Russe de 23 ans est revenu vendredi sur son passage dans la LNH dans une entrevue accordée à sport24.ru. Et Scherbak n’a pas été tendre avec le CH.

«Lors de ma première saison avec (Michel) Therrien, toute erreur se transformait en réprimande, a souligné Scherbak. Il y avait beaucoup de pression.»

Scherbak a continué en affirmant avoir peur de faire des erreurs et que sa confiance en avait été affectée.

Le Russe dit avoir demandé à Marc Bergevin de l'échanger. Toutefois, le DG n’a pas été en mesure de réaliser une transaction, si bien que Scherbak a été placé au ballottage avant d’être réclamé par les Kings de Los Angeles au cours de la dernière camapgne.

«Je voulais rester le plus longtemps possible à Montréal, a indiqué Scherbak. J’ai été choisi au premier tour et ils ont placé de grandes attentes en moi. J’ai essayé de prouver ma valeur, mais ça n’a pas fonctionné.»

Le départ des Russes

Le journaliste menant l’entrevue a soulevé le point que les Canadiens, dans un court laps de temps, se sont départi ou n’ont pas renouvelé les contrats de plusieurs joueurs russes, dont Alexander Radulov, Andrei Markov, Alexei Emelin, Nikita Nesterov, Mikhail Sergachev et même Alex Galchenyuk, qui est Américain, mais qui parle le russe.

«Les actions parlent d’elles-mêmes», a simplement répondu Scherbak.

«Plusieurs francophones ne parlaient seulement que français. Ils n’essayaient même pas de parler anglais dans le vestiaire. [...] Pourquoi ne pouvions-nous pas parler russe? S’ils voulaient m’aider, qu’y avait-il de mal là-dedans? Avant ma première rencontre à Toronto, les gars (Markov, Radulov, Emelin et Galchenyuk) m’avaient amené à un souper russe. Ça m’avait vraiment remonté le moral.»

Scherbak a aussi glissé un mot sur sa relation avec Marc Bergevin.

«Je ne sais pas ce qu’il pensait véritablement de moi, mais il y avait des moments étranges, a confié Scherbak. La direction du club m’a presque fait m’entraîner tout l’été à Montréal et je vivais dans une famille en campagne. J’avais un couvre-feu [...] comme si j’étais à la garderie. Je suis un adulte et je ne pouvais pas faire ce que je voulais de mes soirées. Je n’ai pas compris cela.

«[...] Puis, je voulais louer un appartement au centre-ville de Montréal parce que je savais que je ne jouerais pas toute la saison avec le Rocket. [...] Il m’a dit : "Non, tu vivras à Laval".»

La traduction de l’entrevue en russe accordée à sports24.ru a été réalisée à l’aide de Google Translate.