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Le clan de Whyte prétend avoir reçu le feu vert pour affronter Rivas

Publié | Mis à jour

Le clan du boxeur Dillian Whyte assure que ce dernier avait reçu le feu vert des autorités compétentes pour affronter le Montréalais Oscar Rivas, samedi dernier, même si le Britannique avait échoué un test antidopage quelques jours plus tôt.

Whyte l’a emporté par décision des juges contre Rivas, samedi à Londres, après que ce dernier l’ait mis sur le derrière à la neuvième reprise.

Le site BoxingScene a ensuite révélé que l’un des tests antidopage que Whyte avait effectués dans les jours précédant le combat avait révélé la présence de stéroïdes anabolisants. La réaction du milieu de la boxe, au Québec d’abord, mais aussi ailleurs dans le monde, a été instantanée.

C’est seulement vendredi que Whyte a publiquement donné signe de vie en indiquant, sur son compte Twitter, qu’il était «déçu de toutes les conneries («rubbish») qui ont été dites» à son sujet dans les derniers jours.

«On m’avait autorisé à me battre et j’ai gagné de façon claire et nette», a-t-il écrit, après avoir précisé qu’il avait mis des avocats sur le dossier et qu’il ne pouvait se prononcer davantage pour des raisons légales.

Hearn en rajoute

Le promoteur du poids lourd, l’Anglais Eddie Hearn, a déclaré à ESPN que lorsque «UK Anti-doping», qui a mené les tests auprès de Whyte, a constaté que l’un d’eux était positif, une audience a vite été organisée avec le clan du boxeur.

Hearn, qui n’était toutefois pas présent lors des discussions, a assuré que le Bureau de contrôle de la boxe britannique («British Boxing Board of Control») avait donné son accord pour que Whyte puisse prendre part au combat quand même.

«Dillian Whyte a dû s’expliquer auprès d’eux, a-t-il indiqué. Il a été blanchi et on lui a permis de faire le combat.»

«Ce n’est pas comme s’il avait raté le test et qu’ils lui avaient dit "ne t'inquiète pas avec ça". Il a eu une audience», a ajouté le promoteur.

«Toutes les règles ont été suivies, a-t-il argué. Il y a eu une convocation, il y a eu une audience, on lui a donné le droit de boxer et le combat a eu lieu. Une fois que le combat est approuvé, il est approuvé!»

Hearn estime que le clan de Whyte n’avait pas nécessairement à avertir Rivas et son équipe de la situation étant donné que le Britannique avait reçu l’autorisation de se battre.

Une vidéo qui confirme

Il apparaît cependant clair que Hearn était prêt à toute éventualité avant que Whyte n’obtienne l’autorisation de se battre.  

Une vidéo récemment publiée sur YouTube par le média anglais «The Sportsman» montre Hearn et Whyte en discussion avant le début de la conférence de presse d’après-combat. On y entend notamment les deux hommes se plaindre de ne pas avoir dormi dans les deux derniers jours.

Hearn mentionne ensuite «un miracle», avant d’indiquer qu’il avait «un communiqué prêt» pour finalement recevoir un appel lui confirmant qu’«ils avaient réussi».

La WBC reste prudente

La World Boxing Council (WBC) a affirmé, dans un communiqué publié jeudi, ne pas avoir été informée par quiconque du test qui aurait été échoué par Whyte. L’organisation, qui sanctionnait le combat, travaille d’abord avec l’Association volontaire antidopage (VADA) pour les questions de dopage et les deux boxeurs avaient effectué des tests, tous négatifs, avec celle-ci.

La WBC a donc demandé au Bureau de contrôle de la boxe britannique de lui faire parvenir toutes les informations pertinentes dans ce dossier et attendra la réception de celles-ci avant de se prononcer officiellement.