LNH

L'agent de Drouin veut éliminer le plafond salarial

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L’agent de joueurs Allan Walsh estime que la récente manoeuvre des Maple Leafs de Toronto pour contourner le plafond salarial démontre une fois de plus que le concept de parité n'est qu'un écran de fumée.

La formation de la Ville Reine a exploité une disposition de la convention collective qui lui permettra de dépenser au-dessus de la limite - la liste des blessés à long terme - en faisant l'acquisition du contrat de David Clarkson.

Dès l’annonce de la transaction de Clarkson, mardi, celui qui dirige la firme Octagon Hockey, qui représente Jonathan Drouin et plusieurs gros noms comme Vladimir Tarasenko, Mark Scheifele et Jonathan Huberdeau, s’est emporté sur son compte Twitter en mentionnant que cette faille démontrait que le système de plafond salarial dans la LNH était «une farce».

«Gary Bettman n’arrête pas de nous dire que le plafond salarial aide à la parité dans la LNH. La parité, c’est une illusion, un tour de magie de la part du commissaire, a ajouté l’agent. On s’apprête à permettre à une équipe de dépenser entre 92 M$ et 93 M$ dans un système dont la limite est établie à 81,5 M$, et ce, sans enfreindre aucun règlement. De l’autre côté, le plancher salarial est établi à 58 M$. Comment est-ce qu’on peut parler de parité quand des équipes dépensent 92 M$ et d’autres 58 M$?»

Proposition

Pour Walsh, la solution serait d’éliminer le système de plafond salarial rigide, mais d’imposer une taxe de luxe aux formations désirant dépasser le maximum établi.

«Je pense que les équipes devraient pouvoir dépenser comme elles le veulent, mais payer une taxe qui irait en partage de profits à travers les équipes moins bien nanties. Par exemple, dans le cas des Maple Leafs, ils pourraient dépenser 10 M$ de plus, mais ils auraient aussi à payer ce même montant en taxes.»

Pas d’ouverture

Walsh assure militer pour ce genre de système depuis 2005, soit depuis l’implantation du plafond salarial dans la LNH. Par contre, il ne croit pas qu’on verra un jour son vœu être réalisé.

«Gary Bettman et les propriétaires ne voudront jamais utiliser ce genre de système. On nous fait croire que le plafond salarial est pour la parité, mais en réalité c’est une façon de payer les joueurs en dessous de leur valeur sur le marché. En 2003, les meilleurs joueurs étaient payés environ 11 M$. Nous sommes maintenant en 2019 et nous venons à peine de revenir à ce genre de sommes. Ça n’a pas de sens.»