Les Partants

La fédération anglaise a mis Rivas en danger, déplore Russ Anber

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Russ Anber en veut à la fédération de boxe anglaise. L’homme qui était dans le coin d’Oscar Rivas le 20 juillet dernier reproche à l’organisation d’avoir échoué à son devoir de protéger les boxeurs.

En entrevue à l’émission «Les Partants», Anber a raconté que le clan Rivas n’a jamais pu inspecter les gants de Dillian Whyte avant le combat.

«C’est ridicule!», a commenté le vétéran de la boxe, qui nage encore dans l’incompréhension.

La veille de l’affrontement, la procédure avait pourtant été suivie, a expliqué Anber. Tout le monde s'était entendu sur les gants qui allaient être utilisés. «Le clan Whyte a inspecté nos gants, on a fait la même chose avec les leurs. Les deux camps ont signé sur les gants pour les approuver.»

Mais le lendemain, l’équipe de Rivas a eu droit à toute une surprise avant le duel.

Nébuleux revirement

«En arrivant à l’aréna, quand c’est le temps de mettre les bandages, le clan de Whyte envoie quelqu’un pour inspecter mon travail. On fait la même chose. Quand notre représentant Samuel Décarie est revenu dans la chambre, il a dit que Whyte n’utiliserait pas les gants qu’il avait sélectionnés hier», a raconté Anber.

Le président de GYM, Yvon Michel, et le gérant de Rivas, Stéphane Lépine, sont alors immédiatement prévenus et une rencontre est improvisée dans le corridor à l’extérieur du vestiaire avec la fédération de boxe anglaise, le «British Boxing Board of Control».

«On nous a dit que c’est un règlement britannique selon lequel le boxeur a le droit de changer ses gants. [...] Je n’ai jamais vu ça avant», a confié l'homme de coin.

Et il est impossible de jeter un coup d’œil aux gants que Whyte a enfilés.

«Le monsieur de la fédération me présente une paire de gants qui est dans un sac [sous prétexte qu'ils sont identiques à ceux que Whyte portera]. Je lui indique que je veux voir les gants que Whyte va utiliser. Il répond : "Ah, c’est trop tard, il les a déjà sur ses mains."»

Avant même que Rivas embarque dans le ring, son équipe avait donc déjà déposé un protêt.

Anber peine à croire qu’une organisation censée protéger les boxeurs ait pu mettre la vie de Rivas en danger.

«C’est absolument incompréhensible. Surtout avec le fait que, la veille, on a eu Maxim Dadashev qui est tombé dans le coma et qui est mort quelques jours plus tard. Imagine si quelque chose était arrivé à Rivas», a-t-il déploré.

Mystère

Outre cette affaire de gants, il y a surtout le fait que Whyte aurait échoué à un test antidopage avant le combat et que le clan Rivas ne semble pas avoir été mis au fait de la situation.

«On dirait que c’était fait par secret et nous, on n’était pas au courant», a indiqué Anber.

«Quand j’étais avec Deontay Wilder, nous étions à deux jours de quitter l’Angleterre pour affronter Alexander Povetkin à Moscou. On nous a alors confirmé que Povetkin a subi un test positif et on a annulé le combat», s'est-il rappelé.

Voyez l'entrevue complète accordée par Russ Anber dans la vidéo ci-dessus.