Columbus Blue Jackets v Boston Bruins - Game Five

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Sergei Bobrovsky: une relation orageuse avec John Tortorella

Publié | Mis à jour

Le nouveau gardien des Panthers de la Floride Sergei Bobrovsky avait déjà annoncé à la fin de la saison 2017-2018 aux Blue Jackets de Columbus qu’il n’allait pas rester à la fin de son contrat en 2019.

Dans une entrevue donnée au média russe Sport24, le portier a reconnu qu’il a été au centre de quelques conflits dans son ancienne organisation, mais que ce n’est pas cela qui l’a poussé partir.

«Je sentais que j’avais besoin d’un changement, a dit celui qui était avec Columbus depuis 2012. C’était mon cœur qui me disait d’explorer de nouveaux horizons plutôt que les tensions [avec les Blue Jackets].»

Il dit avoir fait connaitre ses intentions de partir à la direction de Columbus avant le début de la dernière campagne, afin de faire preuve de transparence.

«C’était dur, surtout en début de saison. L’atmosphère n’était pas très plaisante, a dit Bobrovsky. Il y a eu des conflits dans le vestiaire, plusieurs réunions, ma suspension [par son équipe] et d’autres choses. Mais en tant que professionnel, je travaillais fort pour rester concentré et remporter chaque partie.»

Conflit avec Tortorella

Le moment le plus sombre de sa dernière saison est survenu lorsqu’il a quitté le banc des siens après avoir été retiré d’un match contre le Lightning de Tampa Bay le 8 janvier. Il avait ensuite été sanctionné par la direction de l’équipe, qui l’avait laissé dans les gradins pour la rencontre suivante. Il a reconnu que sa relation avec son ancien entraîneur-chef John Tortorella était orageuse.

«Il est impulsif. Il dit ce qu’il pense et fait ce qu’il croit être vrai. Il y a des jours où il était élogieux durant la saison régulière. Mais il y en avait d’autres où il lançait des critiques durant une conférence de presse ou dans le vestiaire. Je n’étais pas toujours d’accord avec son opinion et à cause de cela, nous avons eu plusieurs conversations acrimonieuses.»

Le gardien russe a cependant lancé des fleurs à son ex-entraîneur-chef.

«L’équipe a commencé à mieux jouer après son arrivée. Il a installé de la discipline. Il a exigé le maximum de chaque joueur. Il est aussi un psychologue averti et un motivateur hors pair», a précisé le porte-couleur des Panthers à Sport24.

Content avec les Panthers

Il a mentionné avoir reçu de bonnes offres à l’ouverture du marché des joueurs autonomes, mais que la Floride représentait sa «première option». Il finalement paraphé une entente de sept ans valant 70 millions $.

«C’est une bonne jeune équipe, avec une direction solide et un excellent entraîneur. Je crois que nous avons la chance de remporter la coupe Stanley avec cette équipe. Et en plus, avec de conditions de vie qui permettent de pratiquer un sport d’hiver dans le Sud, avec des palmiers et l’océan autour de toi.»

Il a finalement mentionné qu’il avait discuté durant la dernière saison avec son ancien coéquipier russe Artemi Panarin de joindre la même équipe en juillet lors du début du marché des joueurs autonomes.

«C’était le plan initial, a précisé Bobrovsky. Mais nous avons pris chacun la bonne décision. Artemi est content avec les Rangers de New York, et je le suis aussi avec la Floride.»