Impact

L'Impact est en panne sèche

Publié | Mis à jour

L’Impact en est à quatre défaites de suite en MLS et cinq matchs sans victoire au total en incluant le match aller du quart de finale du Championnat canadien. Il n’y a pas péril en la demeure, mais la machine est déréglée.

«Nous ne jouons pas de la façon dont nous devrions, nous ne respectons pas les principes qui ont été établis, et notre bloc est plus écarté», a reconnu Shamit Shome.

«Notre principal atout est d’être capables d’obtenir des jeux blancs, et nous ne le faisons plus», a ajouté le jeune milieu de terrain.

Saphir Taïder croit quand même que la situation paraît pire qu’elle ne l’est réellement.

«Ce sont seulement les deux derniers matchs où ça n’a pas fonctionné sur la majeure partie du match. Contre Atlanta, c’est un but en fin de match et contre le Minnesota, je ne sais pas comment on perd. »

Rythme brisé

Quand on y regarde attentivement, on se rend compte que c’est depuis le retour de la pause de la Gold Cup que la chaîne a vraiment débarqué pour le Bleu-blanc-noir.

Lors des cinq matchs précédant la pause, l’équipe avait compilé une fiche correcte de 2-2-1, dont un dossier de 2-1-1 au Stade Saputo. L’Impact a remporté son premier match au retour de la pause et a perdu les quatre suivants, dont deux à domicile.

«Les choses allaient bien en première moitié de saison, et peut-être qu’on est devenus un peu complaisants et on a ensuite perdu notre rythme avec la pause de trois semaines», a concédé Shome.

« Nous ne jouons pas avec la même confiance que nous affichions auparavant. Il faut qu’on se serre les coudes, car si on essaie de tout faire individuellement, ça ne fonctionnera pas», a-t-il ajouté.

Taïder a renchéri en disant qu’il fallait arrêter de tenter de jouer aux héros.

«En certains moments, surtout quand on est en difficulté, on essaie de faire la différence tout seul ou de ne pas respecter certaines consignes, ce qui peut être en notre défaveur.»

Pas de problème

On pourrait penser que les relations sont plus tendues dans le vestiaire et on pourrait aussi se demander si Rémi Garde a encore la confiance de ses hommes. Saphir Taïder et Shamit Shome ont été clairs.

«C’est normal que vous me posiez la question, mais je ne pense pas qu’il y ait quelque chose de brisé dans le groupe», a assuré le premier.

«Le message de l’entraîneur passe encore, je ne crois pas que le problème soit là», a ajouté le second.

Garde a tout de même souligné qu’il y avait peut-être des distractions autour de l’équipe. «Il y a des problèmes qui sont parfois individuels et qui ne doivent pas rejaillir sur tout le groupe.»

Des problèmes contractuels ? lui a-t-on demandé. «Oui, par exemple. Peut-être.»

Plus serein

L’entraîneur-chef était de bien meilleure humeur et a semblé bien plus serein qu’au terme de la défaite de 2 à 1 contre le Crew, samedi soir.

«Il faut rebondir, il ne faut pas se poser de questions et avancer. Mon rôle est d’essayer de trouver les mots et corriger ce qui pose problème en ce moment et de mettre en valeur ce qui se passe.»

Il a aussi été question de l’usure provoquée par le système très défensif et serré préconisé par Garde.

«C’est frustrant de jouer aussi serré, a reconnu Shome, mais en même temps, les fois où nous avons obtenu des résultats, c’est quand on jouait de cette façon.

«Ce n’est peut-être pas le soccer le plus amusant ni le meilleur, mais quand on le fait bien, ça fonctionne.»