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L'Impact s'entraîne sous la surveillance des patrons

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Deux jours après une autre défaite difficile à avaler, les joueurs de l’Impact étaient de retour à l’entraînement, lundi au Centre Nutrilait et ils se sont exécutés sous le regard attentif du président de l’équipe, Kevin Gilmore, et du propriétaire Joey Saputo.

Voyez le reportage de Louis-Simon Lapointe ci-dessus.

«Je l'ai pris comme une forme de soutien», a indiqué le défenseur Bacary Sagna.

«Ils montrent qu'ils sont là, qu'ils sont proches de nous et c'est à nous de faire ce qu'il faut pour redresser la barre, a-t-il ajouté. On est une famille et quand ça ne va pas, il faut se le dire. Et quand tout va bien, ils descendent également, ce n'est pas une forme de pression.»

Son coéquipier Daniel Lovitz, lui, ne savait pas trop quoi en penser.

«Je ne l'ai réalisé qu'après l'entraînement, parce qu'il y a toujours du monde, a-t-il indiqué. On peut espérer que ce soit pour inspirer certains, ou les mettre sur le qui-vive, mais honnêtement, c'est quelque chose tu dois faire tous les jours, peu importe qui regarde.»

Une occasion

Les temps sont durs pour l’Impact, qui vient d’encaisser quatre défaites de suite en MLS et qui voit son beau début de saison partir tranquillement en fumée. Les joueurs ont toutefois une occasion de se reprendre dès mercredi, alors que York 9 sera au Stade Saputo pour disputer le match-retour des quarts de finale du Championnat canadien.

«Pour moi, c'est toujours mieux de jouer rapidement après une défaite et on a un match ce mercredi, une compétition qu'on veut gagner, c'est une grande opportunité, non pas pour enterrer et oublier ce qui est arrivé dans les derniers matchs, mais pour aller de l'avant positivement», a souligné Lovitz.

«Il faut jouer pour gagner, a lancé Sagna. On n'a pas le temps de penser au match aller, ou au changement de compétition, il faut gagner tout simplement.»

«Il faut les respecter, certes, mais on est à domicile et il faut se qualifier», a-t-il ajouté fermement.

Quant à la course aux éliminatoires en MLS, «tout n'est pas perdu, loin s'en faut», a assuré Lovitz.

«C'est dur de rester calme en regard de tout le négatif en ce moment, mais on sait ce qu'on a à faire, il faut maintenant exécuter», a ajouté l’arrière américain.

«On a la possibilité de renverser la tendance, a pour sa part affirmé Sagna. C'est sûr qu'on a perdu l'avance qu'on avait sur certaines équipes au championnat, mais on est toujours dans la zone acceptable. Il est temps de réagir, tout n'est pas perdu.»

«Il faut relever la tête et continuer à travailler», a-t-il également souligné.

Un petit nouveau

Son embauche n’a pas encore été officialisée par l’Impact, mais le jeune ailier finlandais Lassi Lappalainen a participé à un premier entraînement avec l’équipe, lundi.

«il joue simple, en deux touches de balle, il ne se complique pas et il essaie d'organiser le jeu, a analysé Sagna. Il reste toujours entre les lignes et je pense que c'est une bonne recrue pour le club et qu'il va nous faire du bien.»

Acheté par le «club-frère» de l’Impact, le FC Bologne, il y a quelques jours, l’ancien de l’HJK Helsinki est prêté au club montréalais. Une annonce devrait être faite à son sujet prochainement. Il est impossible de dire, dans l’immédiat, s’il sera disponible dès le match de mercredi.

Départ confirmé pour Novillo

Ce qui est confirmé, en revanche, c’est que le contrat de l’ailier français Harry Novillo a bel et bien été résilié après une moitié de saison complètement décevante.

Si le salaire de plus de 500 000 $ de Novillo comptera sur la masse salariale de l’Impact jusqu’à la fin de la saison, le club récupère néanmoins la place internationale qu’il occupait.