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Comment un ancien DG veut révolutionner le hockey

Publié | Mis à jour

L’ancien directeur général de la Ligue nationale Mike Gillis veut révolutionner le monde du hockey en s’attaquant aux pratiques traditionnelles qui y persistent.

Depuis qu’il a été congédié par les Canucks de Vancouver en 2014, Gillis a voyagé dans plusieurs pays et même visité différents laboratoires, avec l’objectif de découvrir comment bâtir l’équipe de hockey moderne. Il s'intéresse à la science du sport et aux statistiques avancées, notamment.

Il était de passage à une conférence regroupant des entraîneurs, à Toronto, et a fait part de sa vision lors d'une séance de questions-réponses.

L’une de ses convictions est que le directeur général devrait être mieux appuyé dans la LNH. Gillis opterait pour un organigramme composé de quatre directeurs généraux adjoints, ce qui est semblable à la structure des plus grands clubs de soccer en Angleterre.

«L’un des plus grands problèmes des équipes de la LNH est que l’essentiel des responsabilités se trouve entre les mains d’une personne, a-t-il expliqué selon des propos rapportés par The Score. Elle finit par se fatiguer et prendre de mauvaises décisions.»

Transformation

Autre chantier important selon Gillis : le processus de recrutement pour le repêchage. «Il doit être transformé, estime-t-il. Il y a trop de réflexions en groupe et pas assez de preuves scientifiques. Il n’y a rien de réellement prévisible dans le repêchage. Si tu es assez mauvais, tu choisis parmi les 10 premiers et tu obtiens probablement un bon joueur, mais peut-être que tu ne sélectionneras pas le bon.»

Gillis, qui a œuvré en tant qu’agent avant de devenir DG, croit d’ailleurs que la période d'entrevue lors de la séance d'évaluation annuelle - plus communément appelée «Combine» - est une perte de temps, puisque les espoirs répondent rarement de manière spontanée et candide aux questions.

Parmi les plus gros irritants de Gillis, on retrouve les entraînements matinaux, qui se déroulent à un temps de la journée opposé à celui des matchs. Une façon de faire que l’homme de hockey s’explique mal : «Quand je jouais en 1978, on s’entraînait à 11h du matin. Pourquoi? Il n’y a rien qui justifie cet horaire. Aucune donnée scientifique, aucune information.»

Une formation à... cinq attaquants?

L’ancien DG des Canucks envisage par ailleurs, dans un avenir pas si lointain, un scénario où un entraîneur envoie seulement des attaquants sur la patinoire.

«Je peux imaginer les équipes utiliser cinq attaquants en tout temps pour avoir plus de vitesse et d’occasions de passer à l’offensive. Les joueurs apprennent les tâches défensives à un si jeune âge de nos jours et je crois que ça nuit au jeu», a-t-il mentionné.