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L’Algérie soulève le Petit Maghreb

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Équipés de fumigènes, de feux d’artifice et affichant leurs plus grands sourires, des centaines de partisans en délire ont célébré la victoire de l’Algérie à la Coupe d’Afrique des Nations, vendredi, dans les rues du Petit Maghreb.

Au terme d’un gain de 1 à 0 sur le Sénégal, la rue Jean-Talon, entre Saint-Michel et Pie-IX, est devenue le théâtre d’une grande fête pour célébrer le premier sacre de l’Algérie depuis 1990 à ce prestigieux tournoi. Une ambiance qui rappelait la mère patrie, selon Leylah.

«Ça fait tellement plaisir de voir que, même au Canada, nous sommes capables de recréer une ambiance comme en Algérie et que nous sommes en mesure de partager ça avec les Montréalais», a exprimé la jeune femme née en Algérie et arrivée au Canada depuis une dizaine d’années.

La fête était particulièrement intense entre la 14e avenue et l’avenue Musset, où le DJ Khalilogene faisait tourner ses platines. La présence du musicien et d’un imposant arsenal de haut-parleurs avait été prévue par un Algérien voulant simplement festoyer dans sa ville d’adoption.

«C’est une occasion de célébrer, a dit l’initiateur du projet, Soufiane Bouteldja. Moi, je ne fais pas de commerce, pas de politique et pas de business. Je fais ça pour la communauté, pour le foot, les Algériens et les Montréalais. Tout le monde est le bienvenu.»

De partout dans la province

Et du monde, il y en avait. Pendant la partie, les restaurants, bars, cafés, boutiques de sport et même les salons de barbier étaient remplis à pleine capacité. Installés au Café le Méditerranéen, Ali et Salim Eghoumi ont passé par toute la gamme des émotions pendant les 90 minutes de jeu. Venus de Trois-Rivières, le père et le fils étaient heureux de pouvoir vivre ce moment ensemble.

«C’est vraiment unique et je l’apprécie tellement, a indiqué Salim. Ce n’est pas tout le monde qui peut vivre un tel événement avec sa famille. Moi, je suis avec mon père et ce sont des souvenirs que je vais chérir toute ma vie.»

Les deux hommes n’étaient pas les seuls Québécois d’origine algérienne à s’être déplacés dans le Petit Maghreb. Fraîchement débarqué de la Vieille Capitale, Ali Bam Bam est arrivé les poches pleines.

«J’ai acheté pour 700$ de feux d’artifice et 500$ de fumigènes, a-t-il révélé avec un sourire espiègle. C’était impensable pour moi de ne pas être ici aujourd’hui [vendredi]. Je devais avoir un rendez-vous médical pour mon bras cassé à Québec, mais ça attendra après les célébrations.»