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Artemi Panarin vilipende Vladimir Poutine

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L’attaquant des Rangers de New York Artemi Panarin n’est pas allé par quatre chemins pour dire ce qu’il pense du président russe Vladimir Poutine dont il a critiqué la gestion dans une récente entrevue.

Dans un entretien avec le journaliste Alexander Golovin ayant été diffusé sur YouTube, le hockeyeur de 27 ans déplore l’anarchie régnant dans son pays, tout en déplorant l’attention accordée au dirigeant principal de son pays qu’il juge démesurée.

«Notre plus grande erreur, c’est qu’on le traite comme un surhomme. Cependant, il est semblable à nous tous», a affirmé le joueur d’avant, par le biais de propos rapportés sur le site slavadoesamerica.com.

«Tous nos grands cerveaux ont déjà quitté la Russie. Ce n’est pas ainsi que ça devrait se passer, a-t-il également mentionné. Ce qui me fait le plus mal, c’est l’anarchie persistante ici. Nous n’avons pas de lois, pas d’agences capables de surveiller les grosses entreprises. Tout s’achète et je n’aime pas. Les gens souffrent de ça. [...] Il n’y a pas de liberté d’expression et vous ne pouvez pas souligner publiquement les éléments négatifs.»

Aussi, Panarin dit éprouver de la compassion à l’égard de la population nationale.

«J’aime mon peuple, mais oui, les gens sont parfois fâchés et je peux comprendre ça. C’est le type d’ambiance que nous avons dans ce pays. Chacun se retourne contre le reste du monde. Donc, que vous le souhaitez ou non, vous allez toujours déambuler dans les rues en furie», a-t-il poursuivi.

Peu impressionné

Au départ, l’ancien des Blue Jackets de Columbus et des Blackhawks de Chicago avait une bonne perception du président, mais celle-ci a changé au bout de deux ans.

«Je ne m’intéressais pas vraiment à la politique au début et je ne lisais jamais les journaux. Je me concentrais sur le hockey et sur ma progression. [...] Il a fallu deux ans pour que je me dise : "quelque chose ne va pas en Russie". À ce moment-là, j’ai commencé à penser à l’idée de me diriger en Amérique du Nord», a émis l’ancien de la Ligue continentale, un circuit pour lequel il a évolué entre 2008-2009 et 2014-2015.

«Je crois que Poutine ne distingue plus le bien du mal. Psychologiquement, ce n’est pas facile pour lui de juger une situation sobrement. Il y a beaucoup d’individus qui influencent ses décisions. Toutefois, si on vous dit pendant 20 ans à quel point vous êtes un bon gars et que votre travail est impeccable, bien, vous ne verrez jamais vos erreurs.»

Panarin a accepté un contrat de sept ans et de 81,5 millions $ avec les Blueshirts au début du mois.