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Crédit : COURTOISIE/VINCENT ÉTHIER

NFL

Trois habitudes qui ont transformé Laurent Duvernay-Tardif

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C’est dans la meilleure forme physique et mentale de sa carrière que Laurent Duvernay-Tardif se présentera au camp d’entraînement des Chiefs de Kansas City la semaine prochaine, dans le but de reprendre sa place parmi la crème des gardes dans la NFL.

«J’ai eu un bel été, relaxe comme je n’avais pas vécu depuis longtemps, à profiter de mon nouvel appartement et de Montréal», a lancé d’emblée un Duvernay-Tardif radieux, lors d’un entretien avec «Le Journal de Québec».

Le garde à droite âgé de 28 ans a vécu ce qui se rapproche le plus de l’expression saison morte.

Même s’il est toujours impliqué dans une foule de projets, notamment avec la fondation à son nom, Duvernay-Tardif s’est presque exclusivement consacré à sa préparation à la prochaine saison, sans les heures habituellement dévouées à ses études en médecine.

Le docteur s’était hissé il y a deux ans parmi l’élite à sa position, mais une blessure avait freiné son élan.

La saison dernière, à son cinquième match, la guigne s’est de nouveau acharnée sur lui, l’empêchant ainsi encore une fois de vivre pleinement ses plus grandes aspirations.

L’ancien de l’Université McGill a donc profité des dernières semaines pour mettre toutes les chances de son côté.

«Je me sens beaucoup mieux maintenant que quand je suis rentré à Kansas City en avril, parce que j’ai pu mettre beaucoup d’emphase sur mon cardio, mon yoga et ma physiothérapie, en continuant de m’entraîner pour être le meilleur athlète possible. Je me sens vraiment bien, dans une belle zone.

«Mentalement, le fait d’avoir eu du temps pour moi, ça me donne encore plus hâte de retourner à Kansas City», a-t-il lancé.

Contrat à honorer

Même si les blessures sont hors de son contrôle, Duvernay-Tardif estime avoir mis toutes les chances de son côté en se présentant au camp d’entraînement dans une telle condition physique.

«Pour moi, l’objectif est définitivement de jouer 16 matchs sans me blesser et de donner mon plus haut rendement. C’est la dernière année où j’ai de grosses garanties dans mon contrat, et c’est important que je montre que je suis encore un joueur constant, qui est capable de s’améliorer et de rester en santé.

«On joue dans un sport où les contrats ne sont pas garantis pour la majeure partie, et c’est important de jouer au niveau de ton impact sur la masse salariale», a-t-il souligné.

Objectifs élevés

Il y a deux saisons, tout juste après avoir signé ledit contrat de cinq ans pour plus de 42 millions, Duvernay-Tardif jouait son meilleur football. C’est le niveau qu’il souhaite retrouver cet automne.

Le joueur de ligne ne cache pas que Laurent Duvernay-Tardif, All Pro, sonnerait bien à ses oreilles.

«Il y a deux ans, je commençais à recevoir du crédit à titre de très bon garde dans la ligue. Ma blessure m’avait empêché d’accéder aux équipes d’étoiles, mais c’est sûr que je nourris encore cet espoir-là. L’an passé, je n’ai pas connu l’année que je voulais à cause de ma blessure, mais je reviens frais et dispo en sachant ce que je peux faire. Avec encore plus de maturité, je pense que tous les ingrédients sont là», a-t-il affirmé au sujet d’une hypothétique place parmi les étoiles de son sport.

Même si ce n’est jamais une garantie, la forme dans laquelle il se présente au camp d’entraînement pourrait lui permettre de nourrir ses ambitions.

«Au quatrième quart, quand tu es fatigué, tu sens que ça devient plus difficile d’analyser le même volume d’informations sur la ligne de mêlée ou d’exploser de ton point d’appui. Être dans une telle forme va m’aider à être un meilleur joueur, d’autant plus que dans le contexte actuel de la NFL, il y a de plus en plus de matchs serrés, et c’est important d’avoir une équipe à son maximum au quatrième quart. C’est un objectif qu’on s’est fixé cette saison à Kansas City.»

«On a des attentes élevées»

Puisqu’ils sont passés à un cheveu de détrôner les Patriots au sommet de la conférence américaine la saison dernière, avec un jeune quart-arrière qui s’est révélé à la planète NFL comme un véritable phénomène en Patrick Mahomes, les Chiefs semblent condamnés à remporter le Super Bowl.

C’est là une sentence plutôt heureuse, mais c’est dire à quel point les attentes des partisans et des médias à leur endroit sont élevées comme jamais. Voilà une situation avec laquelle Duvernay-Tardif semble plutôt à l’aise.

«L’année passée, on est rentrés au camp d’entraînement en se disant qu’on allait remporter le Super Bowl et on s’est presque rendu. On va se dire encore la même chose cette année.»

Mahomes

«Tu n’as pas le choix, c’est un sport physique qui demande tellement de sacrifices que si tu ne te vois pas gagner l’or à la fin de la saison, ça ne sert à rien de jouer. Chaque année, on se dit qu’on va se rendre au bout, mais cette fois-ci, c’est encore plus le fun de voir qu’il y a autant de monde qui y croit comme nous», a-t-il mentionné.

Quant à la jeune sensation au poste de quart, Patrick Mahomes, Duvernay-Tardif demeure convaincu que ce qu’il a montré n’est que le début de son immense talent.

À sa première saison comme partant, Mahomes a brillé avec 50 passes de touchés et 5097 verges.

Défensive transformée

Mis à part quelques changements, l’attaque dévastatrice des Chiefs demeure à peu près intacte.

Quant à la défensive, c’est un tout nouveau visage qu’elle présentera avec de nombreux nouveaux venus et un nouveau coordonnateur.

«On avait une offensive d’enfer l’année passée et la majorité des pions reviennent. En plus de ça, on va voir une défensive complètement améliorée avec un nouveau système et de nouveaux joueurs. Je suis vraiment optimiste», a analysé le Montréalais.

«On sait par contre qu’on a une cible dans le dos. La pression sera forte.

«On a évidemment des attentes élevées et tout le monde croit fermement qu’on a tout pour y arriver, mais une saison, c’est long. Il y a des blessures, il y a des coupures, il y a plein de choses qui peuvent arriver et il ne faut rien tenir pour acquis.»