Marc Andre Barriault UFC

Crédit : Simon Clark/Agence QMI

UFC

Marc-André Barriault a la rage de vaincre

Publié | Mis à jour

Marc-André Barriault le reconnaît : il a été un peu impressionné lors de son premier combat dans l’Ultimate Fighting Championship (UFC), le 4 mai dernier à Ottawa. Maintenant mieux outillé, le combattant de Québec se prépare pour sa deuxième audition dans la grande ligue avec l’intention d’y faire son nom officiellement.

«Ce qui m’habite en ce moment, c’est une très grande rage de vaincre», a-t-il lancé au représentant du Journal de Québec, mercredi, au NovaGym de Québec où il s’entraîne en vue de son combat du 27 juillet prochain contre Krzysztof Jotko.

Défait par décision unanime des juges à Ottawa face à Andrew Sanchez le 4 mai, Barriault aura droit à un autre test important lors de l’UFC 240 puisque Jotko a remporté 20 de ses 24 combats professionnels en carrière, dont sept de ses onze dans l’UFC.

«J’ai beaucoup appris le 4 mai, a-t-il reconnu. Même si je disais le contraire, je dois reconnaître que c’était gros. Le fait que j’étais à la maison, la marche vers l’octogone, les spectateurs qui m’encourageaient, l’annonceur Bruce Buffer, la cage... Tout ça a fait que dans le premier round, ça m’a pris du temps avant d’être confortable. J’ai l’habitude d’être allumé plus rapidement que ça. Je suis à mon mieux quand je commence en lion et c’est ce qu’on s’en va faire à Edmonton.»

Pas de pression de plus

Pas de doute, une deuxième défaite de suite compliquerait les choses pour l’athlète de 29 ans. Mais il ne le voit pas comme ça.

«Après le 4 mai, je me suis rendu compte que c’était maintenant mon travail, ce pour quoi je fais autant d’efforts depuis plus de 10 ans. Je ne veux pas m’en aller là avec un sentiment de désespoir. Je suis le style de combattant que l’UFC va vouloir étirer jusqu’au bout», a-t-il ajouté, sous le regard approbateur de ses parents Doris et Dominique, présents au gymnase mercredi.

Sur la carte principale

Signe que l’UFC a apprécié sa première audition au Centre Canadian Tire d’Ottawa, l’organisation a décidé, malgré la défaite, de le placer à nouveau sur la carte principale le 27 juillet au Rogers Place.

«Ce sera à la télé à la carte et tout le monde va être là, Dana White, Joe Rogan... J’ai le sentiment qu’ils m’offrent une chance de me refaire valoir tout de suite et de montrer ce que je vaux. Ce sera le temps de briller et c’est ce que je compte faire.»

Mardi, Barriault prendra le chemin d’Edmonton avec son agent Stéphane Patry, et ses entraîneurs Dany Laflamme et François Duguay le rejoindront jeudi. Sa copine Jade Masson-Wong viendra elle aussi le rejoindre, vendredi.

Des partisans numéro 1 aux premières loges

Les supporteurs de Marc-André Barriault sont de plus en plus nombreux au Québec. Mais la palme des partisans numéro 1 revient assurément à ses parents !

Doris Barriault et Dominique Perrier n’ont pas manqué un seul combat de leur fils. Pas même ceux à ses débuts au Gym Patenaude de Buckingham en Outaouais !

«Je vais au-delà de ce que les gens peuvent me dire. Pour moi, ce sport n’est pas seulement des coups de poing au visage. Tout ce qu’il a fait pour se rendre où il est aujourd’hui, ça prend toute une discipline de vie», lance sa mère.

C’est de cette façon qu’ils abordent la chose, d’ailleurs. Là où plusieurs parents auraient souffert d’anxiété en sachant que leur fils va se battre presque à main nue dans une cage, les parents de Barriault préfèrent voir le bon côté.

«Il fait ce qu’il aime et c’est bien comme ça. On l’a toujours encouragé et on ne l’a jamais poussé à rien. Durant ses combats, je suis au bout de mon siège et il ne faut pas me parler ! J’analyse chaque petite réaction et je vois quand ça va bien ou pas. Par contre, je ne me dis jamais qu’il pourrait se faire passer le K.-O. Je garde ça beau dans ma tête parce qu’il fait ce qu’il aime», ajoute le paternel.

Un jeune droit

C’est connu, Barriault défait un peu les nombreux préjugés à l’endroit des combattants d’arts martiaux mixtes. Posé, bien articulé, il n’a rien du combattant de rue.

Ses parents confirment, d’ailleurs : il n’a jamais été un enfant turbulent outre mesure.

«À l’école, il dérangeait. Il parlait beaucoup, mais ce n’était jamais des bagarres. On n’a jamais reçu d’appels pour nous dire que notre fils s’était battu dans un bar. Marc n’a jamais causé de trouble, c’est un gars très droit», raconte Doris Barriault.

Les parents de «Powerbar» ne feront pas le voyage vers Edmonton pour l’UFC 240. Toutefois, soyez assurés qu’ils auront les yeux bien rivés sur leur téléviseur le 27 juillet.