Les Partants

Olivier Aubin-Mercier fâché contre le choix de l'UFC

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Le Québécois Olivier Aubin-Mercier n’était pas enchanté lorsqu’il a appris l’identité de son prochain adversaire dans l’octogone.

Le 27 juillet, Aubin-Mercier se frottera à un jeune homme de 22 ans n’ayant qu’un combat d’expérience dans l’UFC : Arman Tsarukyan (0-1). De passage à l’émission «Les Partants», il a avoué qu’il s’expliquait mal la décision. Voyez l’entrevue dans la vidéo ci-dessus.

«Je suis un petit peu fâché. Gagner contre ce gars-là, ça ne change rien pour moi, alors que pour lui ça change tout», a expliqué le pugiliste de 30 ans (12-4 en arts martiaux mixtes, 7-4 dans l'UFC), qui tentera de mettre fin à une séquence de deux défaites.

«C’est un super athlète, Arman. C’est probablement l’adversaire le plus complet que je vais affronter, a-t-il ajouté. En tant qu’athlète, je suis content, mais en tant que carriériste, ce n’est peut-être pas le meilleur combat.»

Le combat qu’Aubin-Mercier s’apprête à livrer est d’ailleurs le dernier de son contrat avec l’UFC. «Ça pourrait aussi être une stratégie de [l'organisation] pour négocier», a-t-il mentionné en guise d’hypothèse.

«Je suis terrorisé»

Le Montréalais paraît peut-être confiant derrière son image de «Canadian Gangster», mais il assure que ce n’est qu’une façade.

«En réalité, quand je vais dans l’octogone, je suis apeuré, a-t-il confié. J’ai peur de me faire humilier, j’ai peur de perdre devant ma famille, devant le Québec, devant le Canada. [...] Ce n’est pas vrai qu’on n’a pas peur. Je suis terrorisé. Quand je suis dans l’auto tout seul, je tremble.»

«Si j’avais le choix de me battre ou non, je choisirais probablement de ne pas me battre devant tout le monde», a-t-il ajouté.

L’aide d’une légende

Aubin-Mercier a toujours été inconfortable à l’idée de demander conseil à Georges St-Pierre, mais il a finalement obtenu un coup de pouce de la légende au cours de l’été.

Dans une vidéo publiée sur Instagram, on a pu le voir en train d'exercer ses déplacements avec l'ancien champion.

«À mon dernier combat, il a vu que j’avais fait quelques erreurs et il m’en a parlé, a-t-il raconté. J’ai toujours été vraiment gêné de lui demander de m’aider. C’est une sommité.»