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Alouettes

Une série de mauvaises décisions

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Il aura fallu que Kavis Reed pose un geste grave pour que les Alouettes de Montréal lui montrent la porte de sortie, dimanche, mais les décisions contestées et l'attitude de l’ancien directeur général auraient également pu justifier son congédiement.

En effet, l’homme de 46 ans a été largement contesté par plusieurs observateurs du football et partisans de l’équipe depuis le début de son règne comme DG en décembre 2016. Les Moineaux ont présenté une fiche de 3-15 lors de la campagne 2017 et un dossier de 5-13 l’année suivante. Avec les quatre rencontres disputées en 2019, la fiche de Reed à la barre des Alouettes est de 10-30.

Le président et chef de la direction des «Als», Patrick Boivin, a révélé qu’il avait songé à congédier son DG avant le début de la présente campagne.

«Depuis l’automne dernier, Andrew Wetenhall [l’ancien propriétaire des Alouettes] et moi, nous avons des discussions sérieuses à propos du statut de Kavis, étant donné les performances décevantes de l’équipe», a-t-il dit.

«Comme nous étions déjà dans un processus de vente de l’équipe, il était impossible pour nous de prendre une décision. [...] À tort ou à raison, nous avons pris la décision de ne pas faire de changement.»

Une série de mauvaises décisions

Peu importe la date et les raisons toujours nébuleuses de son congédiement, celui-ci était inévitable, particulièrement quand on se penche sur les transactions football qu’a faites Reed lors de son règne.

Dès ses premiers moments, Reed a voulu changer le visage de sa formation en échangeant et libérant le receveur de passes S.J. Green et le secondeur Bear Woods. Les deux athlètes ont par la suite remporté la coupe Grey avec les Argonauts de Toronto.

Le cas de Woods a fait couler beaucoup d’encre, puisque Reed lui a montré la porte de sortie à la deuxième journée du camp d’entraînement, sans avertir son entraîneur-chef de l’époque, Jacques Chapdelaine. Ce cas est souvent pris en exemple pour démontrer les façons de faire de Reed et plusieurs autres footballeurs auraient subi un traitement similaire.

Si plusieurs autres décisions douteuses de l’homme de 46 ans pourraient être mentionnées, il y a une qui ne peut être oubliée, soit la désastreuse acquisition de Johnny Manziel en juillet 2018.

Tentant le coup de circuit, Reed a envoyé Chris Williams, Jamaal Westerman et deux choix de première ronde contre le quart-arrière et deux autres joueurs. L’ancien pivot des Browns de Cleveland n’a rien cassé, maintenant un dossier de 2-5. Il a ensuite quitté l’équipe après avoir vu son contrat résilié par la Ligue canadienne de football avant le début de la présente saison. Un échec monumental parmi une série d’autres échecs.