Canadiens

Kinkaid heureux de s'associer à Price

Publié | Mis à jour

BROSSARD – Le nouveau gardien du Canadien Keith Kinkaid ne se raconte pas d’histoire : il est bien conscient qu’il est à Montréal pour seconder Carey Price et la situation le ravit.

«C’est gros de pouvoir jouer avec un gars comme Carey Price et j’espère pouvoir alléger sa charge de travail un petit peu, a indiqué l’Américain lors de son premier point de presse au Complexe sportif Bell de Brossard, lundi. Je veux être un gars en qui on a confiance pour remporter des matchs.»

Si Kinkaid sait pertinemment qu’il n’y aura aucun débat relatif au gardien numéro 1 de la Sainte-Flanelle en 2019-2020, il espère tout de même que le Canadien suive la nouvelle tendance du partage des responsabilités devant le filet en saison régulière.

«Je pense que d’enlever une partie du travail des épaules de Carey aidera. Ils ont fait ça avec Tuukka Rask à Boston et c’est une stratégie que nous voyons chez plusieurs équipes. Je ne veux pas donner un nombre de matchs, mais plusieurs formations utilisent des gardiens 1A et 1B.»

Celui qui a joué 41 parties au cours de ses deux dernières campagnes a également révélé qu’aucun nombre de matchs ne lui avait été promis lors de ses négociations de contrat avec le directeur général Marc Bergevin.

Un deuxième gardien d’expérience

À 30 ans et après cinq saisons à temps plein dans la Ligue nationale de hockey, Kinkaid est persuadé d’arriver dans la métropole québécoise avec le bagage nécessaire pour accomplir le boulot de substitut.

«Tu dois être habitué de ne pas jouer pendant de longues périodes et savoir comment gérer tes énergies, a dit l’ancien des Devils du New Jersey. J’ai été le deuxième gardien derrière Cory Schneider dans mes premières années, donc je sais comment agir.»

«C’est un état d’esprit que tu dois atteindre. Tu dois être prêt à faire ton travail et n’importe quoi pour l’équipe.»

Les gardiens substituts se sont succédé dans les dernières années chez le Canadien et Price est le type de joueur qui a besoin de son espace pour être heureux. Cette façon de penser n’est pas inconnue aux yeux de Kinkaid.

«Il n’aura pas à jouer à la gardienne avec moi. Je pense que nous aurons une belle relation. [...] Je veux être le meilleur coéquipier possible, apprendre de lui et nous pousser à être meilleurs.»

Avec une entente d’un an seulement en poche, le nouveau venu à tout intérêt d’être dans les bonnes grâces de l’homme de 10,5 millions $ par saison.