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Joueurs autonomes: le potentiel vol de l'été

Publié | Mis à jour

Le mystère persiste dans le dossier Jake Gardiner. L’un des meilleurs défenseurs de la cuvée 2019 des joueurs autonomes sans compensation – sinon le meilleur – n’a toujours pas de contrat et aucune information ne circule à son endroit.

C’est silence radio dans son cas : rien n’a filtré concernant une équipe favorite, la teneur des négociations ou encore la stratégie mise de l’avant par son camp.

Les problèmes de dos qui ont ennuyé Gardiner lors de la saison et des séries effraient-ils les directeurs généraux? Il s’agit d’une théorie plausible qui a été avancée.

À ce stade de l’été, les équipes de la Ligue nationale ont bâti l’essentiel de leur formation et dépensé le gros de leur budget. Le rapport de force entre le joueur et les clubs intéressés n’est donc plus le même qu’au 1er juillet. Gardiner pourrait-il devenir le vol de la saison morte, en étant forcé à mettre de l’eau dans son vin?

Adam Gretz (NBC Sports) est de cet avis, notant que Gardiner fait très bonne figure parmi les arrières du circuit, tant au chapitre de la production que des indices de possession de rondelle.

Gretz s’explique mal que Tyler Myers ait pu signer un contrat onéreux dès l’ouverture du marché, et que les Flyers de Philadelphie aient donné plusieurs choix au repêchage pour obtenir Justin Braun, alors que Gardiner demeure en attente le 14 juillet.

«Pourvu qu’il reste en santé, il n’y a aucune raison de croire qu’il ne sera pas le même défenseur productif, pouvant évoluer sur les deux premières paires, qu’il a été durant toute sa carrière», estime-t-il.

Anomalie

Il est difficile de trouver une situation comparable à celle de Gardiner dans les dernières années. Il est question d’un défenseur qui a récolté 52 points en 2017-2018 et qui aurait pu en amasser 40 la saison dernière s’il avait disputé 82 matchs. Ce genre de joueur trouve généralement preneur très rapidement sur le marché.

Le cas de Cody Franson en 2015 est probablement le plus semblable à celui de Gardiner dans l'histoire récente. Franson, un défenseur capable de contribuer à l’attaque, et à qui on reprochait aussi certaines lacunes défensives, a accédé à l’autonomie complète après une saison de 36 points. Il venait toutefois de connaître un passage difficile avec les Predators de Nashville.

Franson dû attendre au 10 septembre avant de s’entendre avec une équipe, signant un contrat de deux ans d’une valeur de 6,65 millions $ avec les Sabres de Buffalo.

Ce même été, Johnny Oduya avait patienté jusqu’au 15 juillet avant de parapher une entente de deux ans et 7,5 millions $ avec les Stars de Dallas. Alors âgé de 33 ans, il était un vétéran sur la pente descendante.

En 2016, Kris Russell avait quant à lui trouvé du boulot le 7 octobre avec les Oilers d'Edmonton, se contentant d'un contrat de seulement un an (3,1 millions $).