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Sports divers

Tony Hawk a toujours la cote

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Présent dans la métropole québécoise dans le cadre d’un événement de la tournée Pro Vans Park, samedi, la légende vivante du skate Tony Hawk fait toujours tourner les têtes.

C’est à titre d’analyste que le natif de San Diego était présent au Parc olympique, mais c’est le planchiste qui retenait l’attention des nombreux amateurs présents.

En répondant aux questions de l’auteur de ces lignes, «The Birdman» devait également gérer l’afflux d’amateurs en quête de photos ou d’une poignée de main de leur idole.

«C’est maintenant mon rôle dans le monde du skate, a indiqué Hawk, qui n’était pas le moins du monde dérangé par l’attention qu’il suscitait. Je suis heureux de rencontrer des passionnés et de partager un moment avec eux.»

Une attitude qui a estomaqué Chad Edwards, venu de Toronto avec des amis pour voir la compétition.

«C’est LA légende du skate, a indiqué le jeune homme. C’est incroyable de pouvoir voir son idole et il est gentil en plus. C’est principalement grâce à lui que je fais du skate.»

Toujours sur sa planche

À 51 ans, Hawk n’est plus l’athlète qu’il a déjà été, mais il pratique encore son sport régulièrement.

«C’est sûr qu’il y a certains trucs que je ne veux plus faire, a-t-il révélé. Il y a des techniques que je ne veux pas apprendre, mais j’adore le fait de rester actif. J’ai encore l’impression que j’ai ma place parmi les professionnels.»

Celui qui fait fréquemment des démonstrations s’assure aussi d’être un analyste crédible.

«J’ai amorcé ma carrière d’analyste pour les X-Games au début des années 2000 et j’apprécie vraiment ce travail. Je peux partager mes expériences et j’essaye toujours de tester les installations afin de montrer que je sais vraiment de quoi je parle.»

Heureux pour Montréal

À son troisième passage à Montréal en autant d’étés, Hawk se réjouissait de faire partie d’une organisation qui permettra à la culture du skate montréalaise de s’épanouir davantage, elle qui a permis la construction d’un planchodrome respectant les normes olympiques.

«Je suis particulièrement excité d’être ici cette année, a-t-il dit. Le Jackalope est là depuis quelque temps déjà, mais il n’y avait pas de legs. [Ce nouveau planchodrome] est un super ajout. Nous allons voir beaucoup plus de planchistes à Montréal. Il y a déjà des "skateparks", mais rien de comparable à ce que nous avons ici.»

Tous les amateurs peuvent désormais profiter de ces installations gratuitement.

En faveur des J.O.

Le nouveau "skatepark" offert par Vans créera possiblement un engouement pour le sport, mais la présence du skate aux Jeux olympiques d’été de 2020 à Tokyo aura certainement une incidence sur la pratique.

Présentement, les planchistes sont tiraillés par la présence de leur sport à cet événement d’envergure. Certains sont persuadés que cela changera négativement la culture du skate, tandis que d’autres voient cela d’un bon œil. Pour sa part, Hawk fait partie de la deuxième catégorie.

«Je ne pense pas que ça va changer pourquoi les gens font de la planche, a-t-il dit. Ça va montrer les meilleurs athlètes à la planète entière. Ils ne réinventeront pas la compétition, qui est très forte depuis longtemps. Je pense que c’est une belle opportunité pour les jeunes planchistes et pour des pays qui n’ont pas encore développé la culture de notre sport.»

«Les Olympiques ont besoin de la popularité du skate plus que le skate a besoin des Olympiques. Aux Jeux d’hiver, il y a la planche à neige qui est extrêmement populaire et je crois que les Jeux d’été vont bénéficier de la planche à roulettes.»