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Crédit : David Bloom/Edmonton Sun/QMI Age

LNH

Dallas Eakins veut se racheter

Publié | Mis à jour

Embauché à titre d’entraîneur-chef par les Ducks d’Anaheim le 17 juin, Dallas Eakins trépigne d’impatience à l’idée de profiter de sa deuxième chance aux commandes d’une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH).

L’homme de 52 ans ne se cache pas pour dire que son séjour à la barre des Oilers d’Edmonton en 2013 et 2014 a été plutôt tumultueux. La formation albertaine a conservé une piètre fiche de 36-63-14 sous sa gouverne et le principal intéressé a écopé le 15 décembre 2014.

En Californie, il aura l’avantage de connaître d’emblée plusieurs de ses joueurs, car il a dirigé les Gulls de San Diego, club-école des Ducks, lors des quatre dernières campagnes.

«J’ai déjà été un instructeur-chef dans la LNH. Quand j’étais à Edmonton, j’ai pris des notes et cette fois, je connais la direction à emprunter. Beaucoup de joueurs sont connus à mes yeux. J’ai pu en diriger certains et les autres, bien, je les ai côtoyés dans les camps d’entraînement», a-t-il expliqué au site NHL.com.

«Évidemment, ce sera différent maintenant. J’aurai un autre regard sur la façon de jouer. Je me suis familiarisé avec diverses organisations et de nombreux entraîneurs. J’ai toujours eu la progression comme objectif.»

Un bordel

En Alberta, Eakins avait été plongé dans un univers inconnu après avoir été le pilote des Marlies de Toronto dans la Ligue américaine pendant quatre saisons. La suite n’a pas été agréable. Sur la glace, la mise en place d’un système défensif avait donné des résultats médiocres, les Oilers accordant 370 buts en 113 matchs durant son passage à Edmonton, soit le plus haut total de la ligue.

Dans le vestiaire, la controverse était bien palpable. Eakins avait notamment demandé le retrait d’une table de ping-pong, jugeant qu’elle représentait une distraction, et la décision avait été reçue froidement.

«C’est parfois plus facile à dire qu’à faire, mais la maturité d’un entraîneur vient en étant simplement soi-même. Il est inutile de tenter d’être quelqu’un d’autre ou d’imiter ce qu’un autre fait, a-t-il mentionné. Essayer d’accomplir des choses ne respectant pas votre personnalité se termine habituellement mal.»

Maintenant, Eakins regarde en avant.

«Ce sera bien différent du moment où j’ai décroché mon premier poste d’entraîneur. À l’époque, je commençais à zéro. Là, mon expérience servira de base.»