Crédit : Dominick Gravel/Agence QMI

Patinage

Éric Bédard ne comprend toujours pas

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Deux semaines après avoir été congédié de son poste d’entraîneur-chef de l’équipe canadienne masculine de patinage de vitesse courte piste, Éric Bédard dit toujours ne pas comprendre.

L’entraîneur originaire de la Mauricie s’explique mal le motif de «restructuration du personnel d’entraîneurs» évoqué par Patinage de vitesse Canada (PVC) pour lui indiquer la sortie, le 27 juin dernier.

La fédération avait alors expliqué laconiquement qu’elle s’affairait à trouver un entraîneur-chef pour tout le programme national de la courte piste et que la personne choisie définira ensuite la structure et le personnel d’entraîneurs d’ici aux Jeux olympiques de 2022.

«S’ils ont senti le besoin de restructurer après une aussi belle année, je suis sans mots et sous le choc», affirme Bédard, rencontré mercredi à Saint-Augustin-de-Desmaures, où la firme Nagano Skate, dans laquelle il est copropriétaire, tenait un camp d’entraînement avec 150 jeunes patineurs.

«Ça fait mal»

Bédard avoue n’avoir jamais vu venir le coup. Il venait de diriger un entraînement de son équipe le matin même lorsqu’il a été convoqué par des dirigeants de PVC, 30 minutes plus tard. La nouvelle l’a d’autant plus surpris, dit-il, qu’il rappelle «la très bonne note» que lui avaient donnée la directrice du Comité haute performance, Jennifer Cottin, et le directeur Sport, Shawn Holman, en mars dernier.

Les bons résultats obtenus en Coupe du monde ne justifiaient pas cette décision, à ses yeux, alors qu’il rappelle avoir été choisi à ce poste aussi tard qu’au 1er août 2018 quand la période d’entraînement cruciale était déjà débutée depuis trois mois.

Durant sa seule saison à son poste, Bédard souligne certains grands coups de ses patineurs en Coupe du monde : les deuxième rangs au cumulatif du relais et de Steven Dubois (1500 m), le 3e rang de Samuel Girard (500 m) et les records canadiens de Dubois (500 m) et du relais.

«Oui, ça fait mal. Ça me blesse. Je ne peux pas m’en vouloir. Dans l’état physique et mental que j’avais trouvé les gars au mois d’août l’an dernier, je ne peux pas être déçu d’avoir été capable d’aller chercher ces résultats avec eux entre le 1er novembre et le 15 mars», estime l’entraîneur de 42 ans, pour qui ce sort subi après la première année d’un cycle olympique n’est «pas le timing idéal» pour se trouver un nouvel emploi.

Patinage de vitesse Canada nous a indiqué que la directrice du Comité haute performance, Jennifer Cottin, n’était pas disponible mercredi pour commenter.