LHJMQ

Jean-Jacques Daigneault se trouve un nouvel emploi

Publié | Mis à jour

Après 14 saisons à exercer un rôle d'adjoint derrière le banc d’un club de hockey professionnel, dont six avec le Canadien de Montréal, Jean-Jacques Daigneault entamera un nouveau chapitre de sa carrière d’entraîneur la saison prochaine alors qu’il a été nommé à la barre des Mooseheads d’Halifax, mardi. Un «gros» défi dont il est impatient de relever.

Daigneault effectue donc un retour dans la LHJMQ 35 ans après avoir disputé ses derniers matchs dans l’uniforme des Chevaliers de Longueuil, lui qui a aussi porté les couleurs des Voisins de Laval. L’ancien défenseur succède à Éric Veilleux, qui a accepté un poste d’adjoint avec le Crunch de Syracuse, la filiale du Lightning de Tampa Bay dans la Ligue américaine.

Remercié par le Canadien à l’été 2018, le pilote de 53 ans a œuvré comme adjoint avec le Rampage de San Antonio, club-école des Blues de St-Louis, l’an passé. Sous contrat encore pour deux encore deux saisons, il ne se voyait pas déménager du Texas à court terme, mais le profond désir de se retrouver aux commandes d’une équipe a pesé dans la balance.

«C’est quelque chose qui était sur ma bucket list! J’attendais que les opportunités se présentent et elle s’est présentée. J’avais demandé aux Blues la permission d’envoyer des C.V. pendant qu’ils étaient en finale de la Coupe Stanley. Ils m’ont laissé faire mes recherches.»

«Dans tout ce que j’ai fait dans le hockey, j’ai toujours fait mes classes. Pour moi, c’était important de devenir entraîneur-chef à un niveau plus bas pour apprendre et continuer à enseigner. C’était impératif de passer par ce processus. Il y aura un ajustement», a-t-il expliqué en entrevue téléphonique avec Le Journal de Québec depuis San Antonio où il est allé récupérer ses effets personnels, remerciant son épouse au passage pour son soutien.

Un blitz intense

Sans connaître personnellement les joueurs qu’il aura à sa disposition, le gagnant de la Coupe Stanley en 1993 avec le Tricolore est bien au fait que les Mooseheads logeront encore parmi la crème l’an prochain. Finaliste à la Coupe du Président et à la Coupe Memorial, la formation néo-écossaise comptera sur un solide noyau de patineurs de 19 ans mené par Raphaël Lavoie et Benoit-Olivier Groulx.

À travers son déménagement, Daigneault n’aura pas beaucoup de temps d’ici l’ouverture du camp d’entraînement le 14 août pour éplucher les bandes-vidéo des matchs de la dernière campagne pour mieux déceler les forces et les faiblesses de ses éléments.

«C’est un gros défi et les attentes de l’organisation sont hautes. Il y a de très bons entraîneurs qui sont passés par Halifax ces dernières années. Veilleux en est un. C’est un défi pour moi de maintenir ces standards [...] J’ai toujours été une personne insatisfaite comme joueur et comme entraîneur. Ce sera important que le club ait cette vision», a émis celui qui a été intronisé en avril dernier au Temple de la renommée de la LHJMQ.

À l’instar de ses joueurs, Daigneault usera de son éponge mental dans les premières semaines de son mandat de trois ans. «Il y aura certainement un ajustement, mais j’espère que l’ajustement ne sera pas trop long! Je vais travailler avec de bonnes personnes qui ont de l’expérience et mes adjoints [Sylvain Favreau et Jon Greewood] seront de retour. Ce sera important d’avoir une bonne oreille au tout début.»

Du respect pour Bobby Smith

En s’installant à Halifax, Daigneault renouera avec son ancien coéquipier chez le Canadien, Bobby Smith, le propriétaire des Mooseheads. Les deux hommes ont partagé le vestiaire du Forum lors d’une saison en 1989-1990.

«C’est une personne avec laquelle j’ai beaucoup appris en tant que joueur de hockey. C’est un bon professionnel et un bon homme d’affaires. Ça me fait encore plus plaisir de m’associer avec les Mooseheads ainsi qu’avec Cam Russell [directeur général], qui est autour de la ligue depuis plusieurs années», a souligné le Montréalais.