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«Ce n’était pas l’année que je m’étais imaginée» - Kevin Roy

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Tout semblait permis pour l’attaquant Kevin Roy la saison dernière, mais blessé plus souvent qu’à son tour, il n’aura finalement pas pu s’établir comme un joueur régulier avec les Ducks d’Anaheim. Membre des Panthers de la Floride, le Québécois s’estime maintenant prêt à faire sa place dans le circuit Bettman.

La formation floridienne lui a fait signer un pacte d’un an, à deux volets, lundi. Il avait les trois premières saisons de sa carrière dans l’uniforme des Canards, qui l’avaient repêché en quatrième ronde lors du repêchage de 2012.

Ce changement d’air était le bienvenu pour le natif de Lac-Beauport qui, en raison de ses blessures de l’an dernier, s’était fait dépasser par certains jeunes dans la hiérarchie des Ducks.

Considéré comme l’un des favoris pour obtenir les derniers postes disponibles à Anaheim lors du camp d’entraînement, Roy avait subi une blessure ligamentaire au poignet qui, d’apparence banale, l’avait finalement forcé à rater cinq mois d’activité.

À son retour, les Ducks lui ont offert un essai avec le grand club dont il s’est bien sorti. Après trois matchs, il a été retourné dans la Ligue américaine où il s’est de nouveau blessé, cette fois à une cheville.

«Le timing de ma première blessure n’était vraiment pas bon, a-t-il reconnu, mardi. Quand je suis revenu, tout le monde avait joué 50 ou 60 matchs. Ce n’était pas l’année que je m’étais imaginée, mais les blessures font partie du sport. Même si je n’ai pas joué, je pense avoir beaucoup appris l’année dernière.»

Un poste en vue

En Floride maintenant, Roy se retrouve au sein d’une organisation qui ne manque pas de talent en attaque. L’équipe n’a pas ajouté de gros noms au poste d’attaquant sur le marché des joueurs autonomes, mais Brett Connolly et Noel Acciari viendront combler des besoins sur les troisièmes et quatrièmes trios.

Le jeune Owen Tippett pourrait faire le saut dans la LNH la saison prochaine et Henrik Borgstrom semble prêt à prendre plus de responsabilités. Bref, les places disponibles à l’avant ne seront pas nombreuses à Sunrise.

Malgré tout, Roy croit en ses chances de forcer la main de l’organisation qui sera pilotée par Joel Quenneville.

«S’il n’y avait pas eu les blessures, je pense que j’aurais réussi à m’établir comme un joueur régulier avec les Ducks l’an dernier et je n’aurais plus jamais regardé derrière. Quand je suis monté, j’ai prouvé que je pouvais compter des buts dans la LNH et jouer avec de bons joueurs. Maintenant, je dois montrer que je suis capable de le faire sur une base régulière.»

Dernière chance?

À 26 ans, Roy n’a pas l’impression que le temps presse pour lui de s’établir dans la LNH.

«J’ai pris la décision quand j’étais adolescent de prendre la route des collèges américains, rappelle celui qui a étudié à l’Université Northeastern. Je savais donc que j’entrerais dans la LNH un peu plus tard. Les équipes regardent peut-être l’âge, mais je ne me mets pas de pression. Si je prouve que je suis capable de faire des jeux dans la LNH et que j’ai un bon potentiel, mon âge ne changera rien.»