Impact de Montréal

Rémi Garde : «C’est très fatigant...»

TVA Sports et Dave Lévesque/Le Journal de Monréal

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Depuis le début de la saison, l’entraîneur-chef de l’Impact de Montréal Rémi Garde ne mâche pas ses mots en ce qui a trait à l’arbitrage en MLS.

Le Français a été fidèle à lui-même pendant son point de presse de samedi, après la défaite de 3-2 contre Minnesota United FC.

Rappelons-le, l’officiel a accordé un penalty à Ethan Finlay sur un jeu douteux dans le rectangle d’Evan Bush dans les derniers instants de la demie initiale. Le joueur adverse a saisi l'occasion pour enfiler le but égalisateur.

«Chaque semaine, ça se répète. C’est très fatigant», a-t-il laissé entendre, en disant n’avoir reçu aucune explication supplémentaire. La semaine dernière, il y avait un penalty évident sur Rudy (Camacho), dont personne n’a parlé.»

Garde a également concédé que sur le plan défensif, sa troupe laissait à désirer au Stade Saputo.

«Notre match défensif n’a pas été bon», a-t-il souligné.

«Je sais qu’ils n’ont pas fait exprès, mais il y avait de la similitude dans les buts que nous avons concédés.»

Comme un manque de respect

Bien sûr que les joueurs de l’Impact savent qu’ils n’ont pas bien joué défensivement, mais ils ont quand même l’impression de s’être fait avoir avec les décisions controversées d’Alan Kelly.

«L’arbitre ne nous a pas aidés, on ne s’est pas aidés non plus», a commencé Rudy Camacho.

«On ne se sent pas forcément respectés, a ajouté l’arrière français. Ce n’est pas une fois, ce n’est pas deux fois, ça arrive très souvent et on aimerait bien que ça tourne en notre faveur.»

Evan Bush, qui était au cœur de la controverse sur le geste qui a mené au but d’Ethan Finlay sur pénalty, n’a pas caché sa frustration.

«C’est très frustrant parce qu’on a tous vu la reprise sur l’écran géant, pas seulement les onze joueurs sur le terrain, mais les 19 000 personnes dans les gradins et tout le monde a vu la même chose.»

Procès

Le gardien a ensuite fait le procès de l’arbitrage assisté par vidéo (VAR) et il n’a pas été tendre.

«C’est impensable que deux personnes qui sont d’office pour le même match aient des opinions différentes au sujet d’une décision qui a une aussi grosse incidence sur le match.

«Quand il y a de l’orgueil d’impliqué, c’est compliqué d’infirmer une décision comme celle-là.»

Lancé par un collègue, Bush a même reconnu que la décision finale devrait peut-être revenir à l’officiel qui révise le jeu plutôt qu’à l’arbitre central.

«Peut-être que la décision finale devrait être prise par l’officiel qui consulte la reprise parce qu’en fin de compte, si on ne lui donne aucun pouvoir, à quoi sert-il ?»

Cadeaux

Il n’en demeure pas moins que l’Impact s’est placé dans cette situation en jouant approximativement sur le plan défensif.

«L’action qui mène au pénalty n’aurait pas dû arriver», a avancé Anthony Jackson-Hamel.

«On peut se concentrer sur ça [le pénalty], mais on peut aussi se concentrer sur les erreurs qu’on a commises, a ajouté Bush. On a bien joué par bouts en première demie, mais on a fait de grosses erreurs et ils nous l’ont fait payer.»

L’Impact visitera le York 9 FC dans le cadre du Championnat canadien, mercredi.