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Tennis

«C’était embarrassant» - Félix Auger-Aliassime

Publié | Mis à jour

Félix Auger-Aliassime a frappé un mur au troisième tour au tournoi de Wimbledon, vendredi.

Le Québécois s’est incliné en trois manches (6-4, 7-5 et 6-3) contre le Français Ugo Humbert qui a été solide du début à la fin de ce duel.

Âgé de 18 ans, Auger-Aliassime avait une mauvaise journée dans le système comme ça arrive à tous les jeunes joueurs. Humbert, qui est trois ans plus vieux que lui, a imposé son rythme lors des premiers points du match.

«C’était un peu embarrassant. C’est dur à analyser. C’est dur de trouver les mots, a indiqué Félix Auger-Aliassime sur un ton qui décrivait bien sa déception. Il y a plusieurs choses qui ont mal fonctionné aujourd’hui.»

«Mentalement, je n’avais pas le bon état d’esprit. Je me sentais un peu vide, mais pas physiquement. C’est l’une des plus dures journées que j’ai connu cette année. »

Une manche crève-cœur

Tout s’est joué au milieu de la deuxième manche. Après avoir perdu la première manche, Auger-Aliassime a démarré le second en force en prenant une solide avance de 5-2 en imposant sa puissance de frappe. Tout baignait dans l’huile.

Par contre, la 21e raquette mondiale a levé le pied. Il n’en fallait pas plus pour que le Français orchestre une remontée spectaculaire. Celui-ci a porté le coup d’assommoir à 5-4 en obtenant un bris de service. Par la suite, tout s’est écroulé et Auger-Aliassime a vu la manche lui glisser entre les doigts.

«Je vais devoir revoir le match en détail, a mentionné le Québécois. Même en ayant l’avance, je sentais que le match pouvait m’échapper à tout moment.»

«Je n’étais pas en contrôle. Je me sentais hyper fragile dans mon jeu même quand tu as un bris d’avance. Il a fait quelques bons retours dans les moments où j’ai moins bien servi.»

Même si les chances d’une remontée étaient encore à sa portée, Auger-Aliassiame semblait un peu dépassé par les événements. C’est normal. Il n’a que 18 ans et ça fait partie du bagage d’apprentissage qu’il doit acquérir pour poursuivre la quête de ses objectifs de carrière.

«Je ne trouvais plus de solution et je ne savais plus où jouer, a-t-il précisé. C’était vraiment compliqué.»

«Je vais prendre le temps de voir ce que j’aurais pu mieux faire. Tout ce que j’ai à faire, c’est de retourner travailler. J’ai plein de choses à améliorer, dont apprendre à gérer des matchs comme ceux-là. La pression a eu le dessus sur moi.»

Des choses à corriger

Après chaque défaite, un athlète prend un peu de recul avant de continuer sa route. Auger-Aliassime n’est pas différent des autres. Parmi les points sur lesquels il doit travailler, il y a son service.

Contre Humbert, il a été victime de neuf doubles fautes. Ce fut similaire lors de ses deux premiers matchs sur le gazon de Wimbledon.

«Félix avait très bien servi lors des tournois de Stuttgart et de Queen’s, a indiqué l’entraîneur d’Auger-Aliassime, Fred Fontang. Ici, les terrains étaient plus lents et il a forcé son rythme. Cela a créé un peu de doute chez lui.»

«Il faut continuer de travailler pour l’aider à renforcer ses points moins forts.»

Malgré tout, Fontang est très satisfait de la première saison sur gazon de son protégé.

«On ne croyait pas qu’il ferait d’aussi bons résultats sur gazon, a-t-il précisé. C’est très positif ce qu’il a réalisé. C’est toujours décevant de perdre au troisième tour d’un Grand Chelem.»

Auger-Aliassime prendra les prochains jours pour se reposer. Ça lui sera salutaire. Selon le plan original, il amorcera sa saison sur surface dure avec les tournois d’Atlanta et de Washington.

Par la suite, il s’amènera à Montréal pour la Coupe Rogers où il sera accueilli de très belle façon.