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Tennis

Vers un record grâce à «l'effet Félix»

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Eugène Lapierre avait le sourire facile lorsqu’on l’a croisé sur le site de Wimbledon plus tôt cette semaine. On peut facilement le comprendre.

Selon les derniers relevés de ventes, la Coupe Rogers a vendu 20 000 billets de plus qu’à pareille date en 2017, année de la dernière présentation du tournoi masculin en sol montréalais. Lors de cette édition, l’événement montréalais avait établi un record d’assistance alors que 216 097 spectateurs avaient franchi les tourniquets.

«Ça ne veut pas dire qu’on finira avec 20 000 billets vendus de plus à la fin du tournoi, a indiqué le directeur de la Coupe Rogers, lors d’une généreuse entrevue accordée au Journal de Montréal à Londres. Par contre, cette année, les amateurs ont acheté leurs billets plus tôt.»

«On s’attend tout de même à battre notre record de 2017 pour la semaine de notre tournoi. À l’heure actuelle, 175 000 billets ont trouvé preneur. C’est énorme. On n’a jamais été à ce niveau-là auparavant.»

Cet engouement perdure depuis plusieurs semaines. La performance de Félix Auger-Aliassime au tournoi de Miami en mars a été l’élément déclencheur. On peut parler d’un effet Félix sur la vente des billets de la cuvée 2019 de la Coupe Rogers à Montréal.

D’ailleurs, on raconte entre les branches que les billets disponibles sont très rares pour le premier match du phénomène de 18 ans, qui devrait avoir lieu lors de la session d’après-midi du mardi 6 août.

«Il reste toujours de bons billets, a indiqué Lapierre avec un sourire qui en disait long. S’il n’y en a plus, on va pouvoir accommoder les amateurs pour une autre session qui sera tout aussi intéressante à regarder.»

«Il y a déjà plusieurs séances où il y a très peu de billets disponibles. Je dis aux gens de se dépêcher pour aller acheter leurs billets.»

Les ténors y seront

Lors de sa conférence de presse tenue la semaine dernière à Montréal, Lapierre a indiqué que la très grande majorité des meilleurs joueurs au monde seront présents à son événement, qui aura lieu du 3 au 11 août.

Rafael Nadal et Novak Djokovic ont déjà confirmé leurs présences à l’événement. Ils ont déjà effectué leurs réservations à l’hôtel. Et Roger Federer ? Le directeur de la Coupe Rogers devrait avoir une réponse après le tournoi de Wimbledon.

«Tous les gars devraient être là, a indiqué Lapierre. Ils aiment Montréal et ils aiment y revenir. Ils sont fidèles et je n’ai pas de crainte quant à leur présence.

«Pour ce qui est de Federer, il aura 38 ans pendant la Coupe Rogers. Il a fait la saison de terre battue, chose qu’il ne faisait pas auparavant. S’il vient à notre tournoi, ça sera possiblement sa dernière visite à Montréal.»

Des Canadiens en demande

Dans le passé, Lapierre et son groupe comptaient sur la présence des grosses pointures pour faire la promotion de leur tournoi. Cette année, c’est différent.

«Lorsqu’on parle aux amateurs, ils ont aussi hâte de voir nos joueurs, a-t-il expliqué. Le phénomène est vraiment plus fort maintenant.»

«On n’a pas vécu le même type d’engouement depuis la participation à la finale de Wimbledon d’Eugenie Bouchard en 2014. On a tout un groupe de joueurs.»

Bien sûr, Félix Auger-Aliassime sera le point de mire de ce tournoi. On peut s’attendre à une «Félixmania» s’il fait un bout de chemin dans le tournoi. Le Québécois n’est pas craintif par rapport à cette perspective.

Denis Shapovalov connaît actuellement un creux de vague et il compte bien se servir de la saison sur surface dure pour relancer sa saison. On se souvient de son parcours magique en 2017 où il s’était incliné en demi-finale contre Alexander Zverev.

Si sa santé le lui permet, Milos Raonic sera aussi de la partie. Comme on le sait, il traîne des blessures depuis quelques semaines. Mercredi, il a ajouté un mollet endolori à son palmarès déjà bien garni.

Les échos du Big Ben

La question de Shapovalov

Croisé à l’hôtel jeudi matin, Denis Shapovalov se dirigeait vers l’aéroport. Avant Toronto, il fera un arrêt à Stockholm pour y voir un ami. Il en a besoin, comme on le sait. Malgré ses difficultés sur le terrain, il regarde toujours les dernières nouvelles dans le monde du sport. Il est un maniaque de hockey.

«Qu’est que va maintenant faire Marc Bergevin ?» m’a-t-il demandé au sujet de l’échec de l’offre hostile du Canadien avec l’attaquant Sebastian Aho.

«Je ne sais pas, ai-je répondu alors qu’on se trouvait à l’entrée de l’ascenseur. Tout ce que je sais pour le moment, c’est qu’il a beaucoup de pression de la part des journalistes et des amateurs. Et toi ? Pas trop déçu de voir Nazem Kadri être échangé par tes Leafs ?»

«Non, je m’y attendais. Je n’aurai pas le choix de l’échanger dans mon jeu vidéo dans les prochains jours.»

On peut comprendre sa question au sujet du Canadien. Personne ne sait quel est le plan B de Bergevin. Au fait, est-ce qu’il en a un ? Même à Londres, on se le demande.

Des chiens omniprésents

Au cours des 15 dernières années, Londres a été victime d’une dizaine d’attentats terroristes. Au All England Club, rien n’est laissé au hasard avec les dizaines de milliers de personnes qui y circulent sur une base quotidienne. On croise souvent des chiens qui ont la mission de détecter la présence d’explosifs aux quatre coins du site. Ces toutous adorables sont toujours accompagnés d’un policier. Comme les joueurs sur le terrain, ils ont du flair.