Impact de Montréal

Une belle initiative pour les entraîneurs d’ici

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Il y avait de l’entraîneur au pied carré, mercredi matin, au Centre Nutrilait.

Une vingtaine d’entraîneurs du Québec, qui sont en voie d’obtenir leur licence A de l’Association canadienne de soccer, ont eu droit à une matinée d’observation à l’entraînement de l’Impact.

«C'est le cours de la licence A, organisé par l'Association canadienne de soccer, a expliqué le directeur administratif des opérations de soccer de l'Impact, Patrick Leduc. C'est le cours de plus haut niveau.»

Lors de sa nomination l'hiver dernier, Leduc s'était donné comme mission de rétablir certains liens perdus ou inexistants avec les clubs québécois et avec l'Association canadienne de soccer. Cette opportunité était donc une occasion parfaite.

«Les organisateurs ont demandé s'il y avait une possibilité de faire connaître un environnement professionnel aux entraîneurs, une réalité qui existe au Québec, mais qui est assez fermée, donc c'était utile pour eux et pour nous c'est une bonne façon de renouer les liens avec la communauté du soccer local.» 

Leduc était donc aux abords du terrain du Centre Nutrilait en compagnie, notamment, de Valério Gazzola, l’ancien pilote de l’Impact de Montréal. Celui qui a été aux commandes du XI montréalais de 1994 à 1997 et en 2000-2001, est maintenant formateur chez Soccer Canada. Il est chargé de former des entraîneurs qui aspirent au plus haut niveau, comme ceux qui étaient au Centre Nutrilait, mercredi.

«Ils ont suivi toutes les étapes, incluant les licences juvéniles, et ils aspirent à coacher du soccer senior, que ce soit au niveau universitaire, avec les équipes nationales, une équipe pro et même les académies», a précisé Gazzola. 

Parmi ses élèves actuels se trouvent d’anciens joueurs de l’Impact.

«Ça fait 15 ans que je fais ça pour l'Association canadienne et on revoit tous les anciens joueurs... de John Limniatis à Mauro Biello. Maintenant, on a Antonio Ribeiro, Kyt Selaidopoulos et quelques autres joueurs qui ont vécu le soccer professionnel et qui veulent maintenant le métier d'entraîneur.»

Et ces entraîneurs d’un peu partout au Québec ont eu droit à une rencontre privilégiée avec Rémi Garde, qui a vécu un exercice similaire lors de ses premiers pas dans le milieu.

«Moi j'avais eu la chance d'aller voir Pellegrini à Manchester City et Patrick Vieira, qui était en équipe réserve à ce moment, s'est souvenu Garde au terme de l'entraînement. Les échanges avec des gens qui ont de l'expérience sont toujours très intéressants et aujourd'hui, je peux redonner un peu de mon expérience avec grand plaisir.»

Qui sait, l’un de ces entraîneurs sera peut-être un jour aux commandes du bleu-blanc-noir.