BBA-BBN-BBO-SPO-BALTIMORE-ORIOLES-V-TAMPA-BAY-RAYS

Crédit : AFP

MLB

Garde partagée des Rays : les partisans répliquent

Publié | Mis à jour

L’éventualité d’une garde partagée des Rays entre Tampa Bay et Montréal est loin de plaire à de nombreux partisans de l’équipe floridienne. Ceux-ci n’hésitent pas d’ailleurs à manifester leur mécontentement face au plan présenté la semaine dernière par Stuart Sternberg, le propriétaire des Rays.

Depuis cette fameuse annonce, des supporteurs arpentent le Tropicana Field à chacun des matchs locaux de leur formation avec des pancartes sur lesquelles on peut lire «Keep the Rays in Tampa Bay». Ce slogan est également le nom de leur groupe Facebook, formé la semaine dernière.

D’autres affiches et gilets des membres du groupe traduisent carrément l’hostilité à l’égard de l’éventuelle ville-sœur. On peut y lire l’inscription «Montréal» biffée par un X ou par un trait.

«Nous voulons prouver au monde et à la MLB que nous avons une base de partisans», a expliqué Chris Haight, l’un des organisateurs des manifestations, dans une entrevue publiée mercredi par le quotidien «Tampa Bay Times».

Quelques jours après sa création, le groupe Facebook auquel s’est joint Haight compte 583 membres. Ses adhérents veulent maintenir une présence au Tropicana Field à chaque fois que les Rays s’y produiront. Lundi, ils étaient 10, tandis que jeudi, ils étaient seulement trois.

«Chaque fois, nous donnons des pancartes [aux gens]. Ça coûte 0,89 $ chez Wal-Mart, donc nous en faisons le plus possible. Quand notre groupe sera plus grand, nous aurons plus d’amateurs [au stade], c’est certain», a poursuivi Haight.

Le groupe ne passe pas inaperçu dans l’amphithéâtre et est souvent accueilli bruyamment par les autres spectateurs.

«C’est très positif, a raconté Kaitlyn Platt, la compagne de Haight qui fait également partie du groupe. Les gens se lèvent et applaudissent. Ils nous encouragent, et veulent prendre des photos. Ils sont contents de notre initiative.»

Lettres de support

Il n’y a pas que sur Facebook et dans le stade où les partisans des Rays manifestent leur désapprobation du plan Sternberg pour une garde partagée. Depuis une semaine, le «Tampa Bay Times» a reçu une quantité industrielle de messages des «fans» des Rays. Le quotidien a publié quelques-uns de ces témoignages.

«Les Rays, c’est ma deuxième famille. Ça me brise le cœur de penser qu’on pourrait perdre l’équipe et ne pas pouvoir amener mes enfants à leurs matchs», a affirmé Kameron Kandefer.

«Stu dit qu’ils s’en iront si ce plan échoue, mais il est destiné à être un échec», a dit Robert Moates, qui a aussi le cœur brisé à l’idée de perdre son équipe.

«Il doit y avoir une alternative pour garder les Rays ici», a lancé Sebastian Plank.

«C’est comme si on regardait un accident de train au ralenti. C’est inévitable que les Rays partiront de Tampa Bay et les prochaines années ne vont qu’augmenter la douleur», a indiqué C.G McMillan.

Malgré la soudaine vague d’amour des partisans des Rays, le Tropicana Field a encore une fois accueilli une foule clairsemée le week-end dernier, lors de la visite des Rangers du Texas.

La vente de billets à 2 $ l’unité en début de semaine lors du passage des Orioles de Baltimore à St. Petersburg a toutefois porté fruit en matière d’assistance. Lundi, ils étaient 20 441 à encourager les Rays, tandis que mardi, ils étaient 20 925.