Denis Shapovalov

Photo : Denis Shapovalov Crédit : AFP

Tennis

Shapovalov a besoin d'une pause

Publié | Mis à jour

Avant le tournoi de Wimbledon, Denis Shapovalov était confiant et il se sentait bien dans sa peau. Toutefois, l’Ontarien n’a pas réussi à transposer ce bien-être dans sa performance contre le Lituanien Ricardas Berankis mardi.

Une défaite de 7-6 (0), 6-4 et 6-3 et le Canadien était déjà éliminé de ce tournoi majeur. Une amère déception.

«Je n’ai pas bien joué, a indiqué Denis Shapovalov. C’est difficile de parler de ce match. Mon niveau de jeu n’était simplement pas là.»

«C’est très décevant parce que je jouais très bien à l’entraînement et lors de mes matchs préparatoires. Je n’ai pas été capable de présenter la même qualité de jeu. J’ai eu mes chances, mais je n’ai pas été en mesure d’en profiter. Je ne crois pas que Berankis a joué de façon incroyable.»

Bien vrai. À la fin de la première manche, Berankis a inscrit 13 points consécutifs sans trop forcer. Il a surtout profité des erreurs de Shapovalov qui tentait de forcer ses coups de façon inutile.

L’aide d’un psy?

Sur le plan physique, Shapovalov se sentait bien. Toutefois, c’est différent lorsqu’il est question de sa santé mentale. À travers ses propos, on se rend vite compte que le réservoir est à sec. Il a besoin de revenir au bercail pour prendre un peu de recul entouré de sa famille, de ses amis...et de ses chiens!

«Mon jeu est là, mais mon mental ne l’est pas, a affirmé l’athlète de 20 ans. Le problème vient de moi. Je dois trouver ce qui cloche et ce n’est pas la faute de mon équipe qui fait son travail. Je veux prendre une petite pause afin de pouvoir me concentrer sur autre chose que le tennis comme ma famille, mes amis et mes chiens. Je suis sûr que je serai plus motivé de retourner sur le terrain par la suite.»

Il n’écarte pas la possibilité de faire appel à un psychologue sportif pour tenter de faire le ménage dans sa tête.

«Je vais peut-être faire appel à un psychologue ou de parler à quelqu’un qui s’est retrouvé dans la même situation dans le passé, a mentionné Shapovalov. Sans aucun doute, ça pourrait m’aider. Il se passe quelque chose entre mes deux oreilles, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Par contre, je ne crois pas que je me mets trop pression sur les épaules»

À moins d’une surprise, on ne le reverra pas sur un terrain de tennis avant le tournoi de Washington qui commence le 27 juillet.