Félix Auger-Aliassime

Photo : Félix Auger-Aliassime Crédit : AFP

Tennis

«Un premier tour compliqué» pour Auger-Aliassime à Wimbledon

Publié | Mis à jour

Fort de bonnes performances aux tournois de Queen’s et de Stuttgart, Félix Auger-Aliassime s’est présenté à Wimbledon gonflé à bloc. Toutefois, il est bien conscient que ça peut devenir un piège.

Au premier tour, il affronte un autre Canadien, Vasek Pospisil, qui est de retour au jeu depuis quelques mois après une opération au dos. À première vue, on peut penser que c’est un duel inégal. Auger-Aliassime ne le voit toutefois pas de cette façon.

«Je ne tiens rien pour acquis. Le jour où ce sera le cas, je vais sûrement perdre. Je ne serai pas prêt à me battre, a souligné Auger-Aliassime lors d’une entrevue avec Le Journal de Montréal, samedi. Je me suis entraîné avec Vasek et il avait l’air très bien. Je pense qu’il faut mettre l’aspect de sa blessure un peu de côté.»

«S’il est là cette semaine, c’est parce qu’il se sent bien et qu’il est prêt à compétitionner. Je vois ce match comme quelque chose de difficile. Pas en raison [du fait] qu’on se connaît bien et qu’on est des amis, mais bien parce que Vasek a déjà connu du succès à Wimbledon.»

Pospisil a remporté le titre en double en 2014. Il a un style qui pourrait embêter la 21e raquette mondiale.

«En simple, il s’est déjà rendu en quarts dans ce tournoi [2015]. Il sert bien et il est bon avec ses volées. Il sait comment gagner des matchs ici, a précisé Auger-Aliassime. C’est un premier tour compliqué.»

«Si je peux amener le même rendement que lors des dernières semaines, je me donne de meilleures chances de l’emporter.»

Auger-Aliassime et Pospisil se sont affrontés une fois au cours de leur carrière, à Indian Wells en 2018. Le Québécois avait remporté le duel en deux manches.

La bonne décision

Auger-Aliassime n’a pas participé au dernier tournoi de Roland-Garros en raison d’une blessure à l’aine du côté gauche. Un malaise qui est apparu durant son match de demi-finale du tournoi de Lyon. Tout est rentré dans l’ordre depuis.

«Tout s’est très bien passé et je n’ai pas eu de douleur à mon retour au jeu à Stuttgart, a souligné Auger-Aliassime. C’était une bonne décision de me retirer du tournoi de Roland-Garros.»

«J’aurais pu jouer, mais j’aurais pu aggraver ma blessure. J’ai pu me reposer et avoir une bonne période de réadaptation. Je n’y pense plus maintenant.»

Malgré le succès qu’il connaît depuis deux ans, Auger-Aliassime n’a pas changé d’un iota, selon son entourage. Il possède la même personnalité et il est toujours aussi fier de ses racines québécoises.

Lors de son entraînement, vendredi, il connaissait des difficultés avec son service. Rien de bien grave. Auger-Aliassime est allé s’asseoir pour décompresser un peu. À ce moment, il a lâché quelques jurons québécois bien sentis.

«C’est normal. Je suis québécois. Je suis né à Montréal et j’ai grandi à Québec, a-t-il raconté. C’est sûr qu’on voyage beaucoup et j’ai pris un peu l’accent français en raison de mes entraîneurs.»

«C’est drôle parce qu’on rit souvent de mon accent par rapport aux gens à qui je parle. Quand tu es fâché, il y a des mots naturels qui peuvent revenir.»