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«On a une vraie chance d’avoir le baseball majeur ici» - Stephen Bronfman

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Tout en se disant heureux d’avoir une chance d’amener éventuellement les Rays de Tampa Bay à Montréal, l’homme d’affaires Stephen Bronfman a admis en conférence de presse mercredi que son groupe devra obtenir plusieurs réponses pour aller de l’avant.

Accompagné de Pierre Boivin, l’ancien président du Canadien qui agit comme président et chef de la direction de la firme Claridge, Bronfman s’est présenté aux médias avec un bel optimisme. Il a précisé que le scénario du partage d’une concession entre deux villes n’était pas dans les carnets au départ.

«Nous sommes excités par le concept des villes-soeurs, c’est une idée qui n’était pas envisagée avant la semaine dernière, a-t-il dit. Ça fait sept ans qu’on a commencé ce voyage et on est très fier de l’endroit que nous avons atteint.

«Le plus impressionnant, c’est qu’on a une vraie chance d’avoir le baseball majeur ici; pas maintenant, mais bientôt. Je suis très heureux de cette opportunité.»

Néanmoins, tout le travail reste à faire. La première étape du processus reste de s’assurer le retour du baseball des grandes ligues dans la métropole québécoise.

«On doit attendre feu vert de nos partenaires. Une fois l’étude faite, on vous reviendra. Je dois vous rappeler que nous sommes seulement au début de l’analyse. Nous verrons ensuite si on va de l’avant ou non, a déclaré Boivin.

«On part avec les mêmes questions, la même anxiété et les mêmes réserves que vous. [...] Il n’y a pas un modèle d’affaires qui n’est pas mis au défi aujourd’hui. On n’a pas toutes les réponses, mais on a bonne équipe pour examiner les questions.»

Le vent dans le dos

Aux yeux des deux hommes, Montréal possède un très beau jeu de cartes dans ses mains actuellement.

«L’époque est très importante, le moment est merveilleux. La ville est incroyable et nous misons sur une économie forte. Montréal peut soutenir un club des majeures [...] et la ligue y croit aussi, a affirmé Bronfman.

«De plus, on a la possibilité de commencer le travail maintenant pour obtenir une équipe existante, déjà forte, qui joue au-dessus de ,500.»

De plus, le fils de l’ancien propriétaire des Expos Charles Bronfman serait heureux de collaborer avec Stuart Sternberg, qui essaie de garder son équipe à Tampa.

«Je lève mon chapeau à Stuart. Il n’a pas lancé la serviette et tente de trouver des solutions. Son exécutif connaît bien le métier et en combinant leur expertise avec la nôtre ici, on peut réaliser quelque chose de très bon», a émis Bronfman, ajoutant que la gestion d’une potentielle formation en garde partagée serait faite en Floride, mais que Montréal aurait son mot à dire sur les décisions.