2019 NHL Draft - Round One

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Canadiens

«Caufield deviendra le visage du Canadien»

Publié | Mis à jour

«Cole Caufield deviendra le visage du Canadien de Montréal comme aucun autre Américain avant lui.»

La prédiction est lourde de sens. Mais elle provient d’un homme de hockey qui connaît parfaitement le choix de premier tour du CH. John Wroblewski dirigeait Caufield avec l’équipe américaine des moins de 18 ans.

Wroblewski a un parti pris pour son ancien protégé, mais son opinion reste tout de même intéressante.

«Cole cadrera parfaitement avec le Canadien, a dit l’Américain de 38 ans en entrevue au Journal. Pour moi, c’est la chose la plus importante pour un jeune. Tu dois aboutir dans une équipe où il y aura un bon mariage entre le joueur et la culture de l’organisation.»

«Dès qu’il sautera sur la glace du Centre Bell, la ville de Montréal tombera en amour avec lui. Il est un marqueur incroyable. Il était le meilleur marqueur disponible à ce repêchage. Il est très rapide, mais pas juste pour son coup de patin. Il réfléchit tout aussi rapidement. Il remplira le filet dans la LNH. Je l’adore comme joueur. Il n’a pas une réelle faiblesse. Mais il ne devra pas dévier de son identité, de son ADN. Il aura besoin de rester lui-même, comme joueur et jeune homme.»

Un diamant

À 5 pi 7 po et 163 lb, Caufield a un physique comparable à celui de Gilles Latulippe, mais aussi d’Alex DeBrincat avec les Blackhawks de Chicago. À sa deuxième saison complète à Chicago, DeBrincat a marqué 41 buts et obtenu 76 points. Pas mal pour un ailier que plusieurs croyaient trop frêle pour la LNH et que les Hawks ont repêché au deuxième tour (39e) en 2016.

De l’avis de Wroblewski, Caufield fera ses débuts à Montréal dans un avenir assez rapproché.

«Le Canadien a acquis un diamant brut, a-t-il lancé. Je peux déjà l’imaginer avec Max Domi dans le futur. Ils ont des cerveaux semblables, il s’agit de deux attaquants qui travaillent excessivement fort.»

«Cole aura besoin d’ajouter un peu de vitesse et de devenir plus fort physiquement. À mon avis, il sera prêt pour la LNH dans deux ans. À Montréal, il aura de bons centres. Le Canadien sera une très bonne équipe dans le futur. Il a aussi de très bons jeunes centres en Kotkaniemi et Poehling. Dans deux ans, ils seront plus matures et ils aideront Caufield.»

Une équipe spéciale

Wroblewski a interrompu la première mêlée de presse de Caufield avec la presse montréalaise pour lui offrir une chaleureuse accolade. L’entraîneur du programme américain des moins de 18 ans a passé sa soirée dans un corridor du Rogers Arena à féliciter ses anciens joueurs.

Huit joueurs de cette équipe américaine ont entendu leur nom dès le premier tour. Les Devils du New Jersey ont fait de Jack Hughes le premier de classe de la cuvée 2019. Alex Turcotte (5e choix des Kings), Trevor Zegras (9e choix des Ducks), Matthew Boldy (12e choix du Wild), Spencer Knight (13e choix des Panthers), Cam York (14e choix des Flyers), Caufield et John Beecher (30e choix des Bruins) ont aussi eu le bonheur d’être réclamés au premier tour.

Même s’il jouait pour une équipe d’étoiles, Caufield n’était pas à la remorque de ses coéquipiers.

«Quand Jack [Hughes] est parti pour le Mondial junior ou quand il se retrouvait sur la liste des blessés, Cole n’a jamais ralenti, a précisé Wroblewski. Il restait le même ailier dangereux.»

«Il est petit, mais il sait aussi comment jouer défensivement. Quand j’avais besoin de défendre une avance, je n’hésitais pas à l’envoyer sur la glace. Il lit bien le jeu, il peut couper des passes et bloquer des tirs.»

Il y a eu dans le passé de bons Américains avec le CH. Max Pacioretty, Brian Gionta, Erik Cole, John LeClair, Mathieu Schneider et Chris Chelios en sont de bons exemples. Dans une dizaine d’années, on saura si Caufield s’élèvera comme le meilleur des joueurs originaires du pays de l’Oncle Sam avec le Tricolore.