Grand Prix du Canada - Formule 1

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

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Le bris de moteur de Lance Stroll expliqué

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Une simple défaillance d’une bougie d’allumage a été à l’origine de l’explosion du bloc motopropulseur du Québécois Lance Stroll lors de la troisième séance d’essais libres du Grand Prix du Canada, le 8 juin.

C’est ce qu’a révélé le motoriste Mercedes, mardi, après une enquête menée à l’usine de Brixworth, au Royaume-Uni.

«L'origine était un problème avec une bougie d'allumage qui a entraîné une cascade d'autres problèmes, ce qui a causé la défaillance du moteur, a expliqué un porte-parole de Mercedes au site Motorsport. Nous aurons des contre-mesures en place pour ce week-end.»

Le Montréalais devrait ainsi utiliser un troisième moteur à l’occasion du Grand Prix de France cette fin de semaine. Rappelons que les pilotes sont limités à trois moteurs par saison, s’exposant ensuite à des pénalités sur la grille de départ s’ils doivent en utiliser plus.

Stroll pourrait toutefois être pénalisé si ses mécaniciens doivent installer un troisième MGU-K, ce moteur électrique qui permet de récupérer l’énergie cinétique des freins. Chaque voiture ne peut en utiliser que deux lors d’une saison.

De l’énergie

Malgré cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête, Stroll s’est présenté en France avec un optimisme renouvelé à la suite de sa bonne performance devant ses partisans, à Montréal.

«Je me sens bien en vue de cette fin de semaine, a dit Stroll dans un communiqué de son écurie Racing Point. Notre performance au Canada le jour de la course nous a donné un "boost" et j’ai vraiment apprécié. J’ai toujours dit que c’est le dimanche qui compte, donc de revenir de l’arrière et de marquer des points lors de ma course à domicile après un samedi difficile, c’était spécial.»

Effectuant un retour au calendrier en 2018 après plusieurs années d’absence, l’épreuve française est disputée sur le circuit Paul-Ricard. L'élément-signature de ce tracé est sans aucun doute ses grandes zones de dégagement asphaltées et couvertes de bandes de peinture abrasive bleue et rouge.

«Le Paul-Ricard est presque l’opposé extrême de Montréal, a analysé Stroll. Il y a de très grandes zones de dégagement. Ce n’est pas quelque chose que j’apprécie parce que si tu fais un tout droit, tu t’en tires aisément. C’est un défi moins grand pour les pilotes.»