GLF-MAJ-SPO-USG-U.S.-OPEN---ROUND-THREE

Crédit : AFP

Golf

Omnium des États-Unis : Gary Woodland conserve le premier rang

Publié | Mis à jour

Dans une autre vie, Gary Woodland devait être un magicien. Habile pour se tirer d’embarras, il a sorti plusieurs lapins de son chapeau aux quatre coins de Pebble Beach, samedi. Des tours de force lui ayant permis de garder les rênes de l’Omnium des États-Unis.

L’Américain de 35 ans, qui n’a jamais mené un tournoi majeur à l’issue de 54 trous, s’est démarqué dans la brume californienne le long du Pacifique. En sauvant d’importantes normales, dont celle au 12e fanion grâce à une parfaite approche coupée ainsi qu’une autre au 14e en drainant un long et délicat roulé de 42 pieds, il a signé une carte de 69 (-2).

Le calme magicien du Kansas trône donc encore au sommet du tableau en vertu de sa fiche cumulative de -11. Sa seule présence dans le top 5 d’un tournoi du Grand Chelem après 54 trous n’est vieille que de 10 mois.

Au Championnat de la PGA à Bellerive l’an dernier, il était jumelé à Tiger Woods en ronde finale. Une leçon qu’il a retenue et qui lui sera utile dimanche après-midi.

«J’ai travaillé pour ce moment toute ma vie. Je l’attends depuis que j’ai commencé à marcher, a témoigné le meneur. J’ai pratiqué d’autres sports. J’ai appris à gagner même si je ne l’ai pas fait assez souvent comme je le voulais.

«Je sais ce que je dois faire pour gagner. Mon jeu est excellent. C’est un parcours magnifique. Je suis venu pour gagner et ce sera ma motivation en ronde finale.»

Dans son rétroviseur, Woodland aperçoit Justin Rose à un coup derrière grâce à une ronde de 68 (-3). Le Britannique aurait pu plonger davantage, lui qui a raté des occasions en or.

Son fer droit a fait défaut sur de courts roulés, mais il mène toujours le plateau avec une moyenne de 1,28 roulé par vert. Comme à Merion en 2013, il aura le couteau entre les dents sans craindre de perdre.

Kuchar ramené sur terre

Au beau milieu de l’après-midi, le peloton s’est resserré quand Brooks Koepka et Matt Kuchar ont enfoncé l’accélérateur. Avec deux oiselets et un aigle au cœur de l’aller, ce dernier a plongé à -8 à deux coups de la tête. Mais le paradis de Pebble l’a aussitôt ramené sur terre. Deux bogueys sur les «Cliffs of Doom» aux 8e et 9e ont miné son ascension. Il en a ajouté deux autres de suite aux 16e et 17e avant de signer une carte de 70 (-1).

«Tout allait bien et je grimpais le tableau. J’ai échappé rapidement quelques coups. Je termine à -1. C’est décevant. Mais c’est le US Open. Je suis sous la normale. C’est difficile, a souligné celui qui affiche un score cumulatif de -5. Le grand vétéran est toujours à la recherche d’un premier titre majeur en carrière à l’âge de 40 ans.

Koepka attaque

Le double champion en titre n’a toujours pas dit son dernier mot. Avec un 68 (-3) en troisième ronde, Koepka s’est faufilé au troisième rang, à égalité avec Chez Reavie et Louis Oosthuizen à -7, quatre coups derrière le meneur.

«Avec un bon départ, si je parviens à retrancher trois coups à la normale jusqu’au septième trou et profiter des ouvertures, on ne sait jamais ce qui peut se produire, a rappelé Koepka, vainqueur de quatre des huit derniers majeurs. Je suis à l’aise dans cette position. Je n’ai pas besoin de partir à la chasse. Je dois être patient.»

Le soleil devrait se pointer le bout du nez en cours de journée de cette ronde finale. Les meneurs prendront le départ sur le coup de 14 h 30, heure locale (17 h 30 au Québec).

Voiturette en perdition

La scène s’est produite en soirée, vendredi, près du 16e trou, quand un employé a immobilisé sa voiturette transportant des boîtes. Il a débarqué pour livrer du matériel.

Des boîtes sont tombées sur l’accélérateur. La voiturette a foncé sur des spectateurs. Avant que le conducteur ne puisse l’immobiliser, quatre spectateurs ont été blessés. Deux des blessés ont pris le chemin de l’hôpital de la péninsule de Monterey. L’Association de golf des États-Unis (USGA) n’a pas donné les détails des blessures.

Aucune controverse

On n’était pas habitué à ça depuis des années au US Open. Habituellement, la controverse planait avant même l’arrivée des golfeurs sur le site du tournoi ou la première balle frappée.

Si ce n’étaient pas les complaintes des golfeurs sur la configuration du terrain, c’étaient des règlements bizarroïdes comme celui qui a pénalisé Dustin Johnson à Oakmont en 2016 ou bien le geste de désespoir de Phil Mickelson sur les verts incontrôlables à Shinnecock Hills l’an dernier.

Bref, jusqu’à la fin de la troisième ronde, il n’y a rien à signaler à Pebble Beach. Le parcours est superbe et juste avec des positions de drapeaux potables. Les golfeurs sont solides. Les spectateurs et amateurs sont ravis.

«Je dois attribuer le mérite à la USGA, elle a bien configuré le parcours, a témoigné Mickelson. Le plus juste que j’ai vu. Ce défi identifie les meilleurs joueurs. Ils sont au centre du spectacle.»

Bond de 46 rangs

Nick Taylor était un gars heureux après avoir remis sa carte de 70 (-1).

Le Canadien avait profité de ses occasions par une matinée marquée par la bruine et le temps froid. Il est passé du 79e au 33e rang avec une fiche de +1. Il souhaite briser la normale cumulative.