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«Kean n’est pas une personne intelligente»

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Depuis le début de la promotion pour son deuxième choc contre Simon Kean, Dillon Carman n’a pas mâché ses mots à l’endroit du Québécois. Et ça s’est poursuivi lors d’une entrevue avec Le Journal de Montréal jeudi.

L’Ontarien (14-4, 13 K.-O.) est un homme confiant. Ça se sent. Se battre dans la cour de son opposant ne représente pas un problème pour lui. Bien au contraire. « Ça me fait plaisir de venir à Shawinigan pour lui botter le derrière, a souligné Dillon Carman qui en sera à son huitième combat à l’extérieur de sa province. Ce sera un combat différent du premier parce que Simon s’est mieux préparé qu’à notre premier rendez-vous.»

«Il a quelque chose à prouver cette fois, mais le problème, c’est qu’il doit m’affronter. Il sait qu’il ne peut pas me tenir tête. Ma puissance fera encore la différence.»

Une autre flèche

Carman a eu l’occasion de revoir son premier combat contre Kean à plusieurs reprises. Il l’a regardé sur TVA Sports mercredi soir.

«C’était pas mal cool, a souligné Carman. Ce qui m’avait surpris, c’est qu’il ne frappe pas aussi fort que je l’imaginais. Il tente d’intimider avec sa grosse voix et ses muscles, mais pas moi.»

«J’aime être le négligé, car je performe mieux dans ce type de situation.»

Le colosse de 6 pieds 5 pouces aime bien jouer le rôle du méchant dans un combat. Il l’avait bien démontré lors d’une entrevue face à face avec Kean et Dave Morissette.

«Simon n’est pas une personne intelligente. J’ai seulement dit des choses qui sont vraies sur lui. Je le connais mieux que lui-même.»

Pas de regret

Certains boxeurs prennent des décisions étranges durant leur carrière. Carman l’a fait dans les derniers mois. Même si le deuxième duel contre Kean était dans le sac, il est allé affronter Evgeny Romanov en Russie en février dernier.

Résultat ? Il s’est fait passer le K.O.dès le premier round. Toutefois, il n’a pas démontré beaucoup de combativité pour poursuivre le combat. Il n’a jamais été dans le coup. «Il y a beaucoup de choses à considérer dans cette défaite, a indiqué Carman. J’étais épuisé et j’ai sous-estimé le décalage horaire. Je n’ai pas d’excuse et je me suis fait botter le derrière.»

«Est-ce que je regrette d’avoir accepté ce duel ? Pas du tout. C’était une décision d’affaires avant tout.»

Il a réfuté les allégations selon lesquelles il avait une clause spéciale pour son combat contre Romanov dans son entente avec Camille Estephan.