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Golf

Jordan Spieth critiqué par les amateurs de golf

Publié | Mis à jour

Jordan Spieth est pris à partie par les amateurs de golf depuis qu’il a vilipendé son cadet en ronde initiale de l’Omnium américain.

Vendredi matin, on entendait plusieurs remarques parfois déplacées des spectateurs massés le long des cordes au passage du groupe de Spieth. Celui-ci était jumelé à Tiger Woods et Justin Rose. Pas surprenant qu’il ait drainé des milliers de spectateurs partout sur le parcours.

Parmi les commentaires criés haut et fort, on entendait ironiquement: «Mauvais choix de bâton Greller».

Rappelons que jeudi après-midi, le golfeur de 25 ans avait ouvertement blâmé son cadet de longue date, Michael Greller, après avoir raté deux coups. «Deux coups parfaits Michael. Tu m’as envoyé dans l’eau au premier et au-delà du vert sur le second», lui avait-il dit sur la difficile normale 4 du huitième fanion. Il avait ensuite limité les dommages en inscrivant un boguey.

Critiqué sur les réseaux sociaux

En livrant le fond de sa pensée et en pleurnichant de cette façon devant les caméras et sous les micros, il n’en fallait pas plus pour attirer les virulents commentaires sur les réseaux sociaux.

Spieth a néanmoins expliqué la situation. «Quand tu frappes des coups exactement où tu le voulais, que l’un finit à l’eau et l’autre au-delà du vert, c’est frustrant. Comme équipe, nous ne nous sommes pas assurés d’éviter ces erreurs. J’ai pris les allures du mauvais gars, mais je voulais surtout dire qu’on devait être en jeu avec des balles solides. Nous étions hors-jeu.»

«Notre communication est une réussite depuis sept ans. Avant, je gardais ça en tête. Maintenant, je le dis, a-t-il ensuite relaté. C’est très important, surtout sur un parcours comme Pebble. C’est bien d’avoir quelqu’un sur qui compter.»

Vendredi, alors qu’il s’exécutait depuis la fosse d’allée au second trou, la sortie de Spieth a touché un râteau qu’il n’avait pas vu dans l’herbe longue devant lui. Il a cette fois pris le blâme...

Savoir prendre le blâme

Il faut avoir la couenne dure pour accepter la critique en pleine ronde, devant les lentilles et des millions de téléspectateurs.

Jeudi, Greller n’a pas bronché sur la séquence.

Ancien cadet depuis 10 ans, Michael Collins l’a analysé avec Le Journal. Selon lui, le cadet ne devait surtout pas broncher dans le feu de l’action.

«Il ne faut jamais réprimander un joueur, même s’il n’a pas raison. Ce serait un véritable suicide professionnel, a-t-il signalé. C’est normal de tomber dans des argumentations sur le terrain. C’est comme chez un couple dans la vie quotidienne.»

Collins a su que sur le coup de départ qui a terminé à l’eau, c’était une erreur de distance alors qu’à l’approche, le golfeur et le cadet n’étaient pas sur la même longueur d’onde. Greller proposait un solide fer 9 sur environ 162 verges. Spieth optait pour un fer 8 avec une trajectoire différente. Le golfeur a sélectionné l’option de son cadet.

Dans la relation cadet-golfeur, Collins a expliqué que la faute revient au joueur s’il rate à gauche ou à droite, mais qu’elle revient au cadet s’il est trop court ou trop long.

Selon lui, cet épisode solidifiera leur relation. Ils ne sont pas près de se séparer. «Comme un mariage, il y a des hauts et des bas», a-t-il philosophé à la blague.