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Larry Robinson gagne partout

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«Il a maintenant une bague pour chacun de ses doigts. Il pourrait peut-être songer à arrêter.»

Craig Berube riait de bon cœur en lançant cette petite phrase pour décrire l’un de ses mentors chez les Blues de St. Louis, Larry Robinson.

Même s’il occupe un travail dans l’ombre avec les Blues, comme conseiller senior aux opérations hockey, Robinson restait une pièce importante dans les succès de cette équipe. Alex Pietrangelo avait parlé de lui avant l’ouverture de cette finale de la Coupe Stanley.

Robert Bortuzzo disait qu’il adorait entendre les vieilles histoires de Robinson à sa glorieuse époque avec le Canadien, dans les années 1970. Samuel Blais rappelait qu’il avait un effet apaisant quand il se présentait dans le vestiaire des Blues pour parler avec les joueurs.

Une famille

À 68 ans, Robinson a remporté la coupe Stanley pour une dixième fois. Il l’a fait six fois comme défenseur du CH (1973, 1976, 1977, 1978, 1979 et 1986), une fois comme entraîneur en chef des Devils du New Jersey (2000) et deux fois comme adjoint avec les Devils (1995 et 2003).

«C’est toujours une soirée magique, a dit Robinson dans un français impeccable. Il n’y a pas une seule conquête qui se ressemble. Mais ici, c’est vraiment une belle histoire. Quand nous pensons à notre début de saison, nous partions de vraiment loin. Nous étions au dernier rang de la LNH le 3 janvier. Aujourd’hui, nous sommes les champions de la Coupe Stanley. C’est comme un conte de fées.»

«Je suis tellement fier des gars, a poursuivi celui qu’on surnomme Big Bird. Binnington a joué un grand match, il a tellement bien géré la nervosité. Il a donné confiance à l’équipe. Tu ne peux pas gagner sans un bon gardien. J’ai aussi aimé les matchs de mes défenseurs.

«Alex Pietrangelo était incroyable, tout comme Colton Parayko. Nous avions des défenseurs rapides, mais avec de bons gabarits aussi. Pour moi, la plus grande différence, c’est que nous avons joué comme une belle famille. En début d’année, ce n’était pas comme ça. Je dois rendre hommage à nos entraîneurs, en commençant par Craig (Berube).»
Aux côtés de sa femme

S’il a longtemps célébré avec le chandail du CH sur son dos, Robinson portait un complet et il avait la casquette des champions des Blues sur la tête. Il célébrait sobrement avec la complice de sa vie, sa femme Jeannette.

«Derrière chaque gagnant, il y a une bonne femme, a dit l’Ontarien en jetant un regard vers elle. Nous sommes mariés depuis 49 ans.»

Un mariage de 49 ans, c’est pratiquement aussi long que l’attente avant que les Blues ne gravent leur nom sur la coupe Stanley pour une première fois (près de 52 ans).

«À l’époque, je ne pouvais pas célébrer avec ma femme sur la glace puisque nos épouses n’étaient pas invitées, a rappelé Robinson. Je me souviens de ma première conquête avec le Canadien. C’était en 1973. Nous avions gagné en six matchs contre les Blackhawks. Le dernier match était à Chicago. Je n’avais pas vu ma femme avant le retour de l’équipe à Dorval. Et une fois à l’aéroport, c’était la folie totale avec les partisans qui nous attendaient.»

«Je suis tellement heureuse pour Larry et l’équipe, a renchéri Jeannette, qui avait encore les larmes aux yeux. Mais Larry vous dira que j’aime ça pleurer.»

Avec dix sacres, Robinson a maintenant remporté la coupe Stanley dans chacune des cinq dernières décennies. Un exploit assez impressionnant.