Karifa Yao

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Impact

Une forme d’aboutissement pour Karifa Yao

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Karifa Yao n’a que 18 ans, mais il a déjà une stature d’homme avec sa charpente de 6 pieds 2 pouces et 178 livres. Ça tombe bien, il faut être costaud pour être arrière central dans la MLS.

Le jeune homme de Laval est devenu, la semaine dernière, le plus récent produit de l’Académie de l’Impact à signer avec la première équipe, et sa vie n’en a pas été changée dramatiquement.

«Ça n’a pas été une trop grosse surprise, a admis le grand timide. J’étais à la fois heureux, fier et satisfait parce que j’ai fait beaucoup de sacrifices, et de voir que j’ai ce contrat à la fin, j’étais très satisfait.»

«En plus de signer dans ma ville natale où il y a ma famille et mes proches, c’est pas mal spécial. »

Il a même déjà un match sous la cravate puisqu’il était réserviste contre les Sounders de Seattle mercredi dernier.

Expérience

Yao ne s’est pas encore joint officiellement à la première équipe parce qu’il va aller jusqu’au bout des séries éliminatoires avec la formation U19.

Après une année chez les U17 et deux autres avec les U19, il pourra ensuite faire le saut chez les professionnels. Par la suite, il entend apprendre à grande vitesse.

«Je me fixe comme objectif de prendre de l’expérience avec les gars et de m’améliorer le plus possible. Pour les minutes, j’aime mieux ne pas trop m’avancer.»

Voilà qui est sage puisqu’il y a pas mal d’arrières centraux avec l’équipe. Il a d’ailleurs dit s’inspirer et apprendre beaucoup de l’un de ceux-ci, Zakaria Diallo, qui a plus ou moins les mêmes attributs physiques.

«Il a beaucoup d’expérience et je peux vraiment apprendre de lui. Il me donne déjà pas mal de conseils et d’outils pour m’améliorer», a expliqué l’adolescent.

Amélioration

Avant d’apposer son nom au bas du contrat, Yao a eu quelques bonnes conversations avec Rémi Garde. Celui-ci est reconnu pour être efficace dans le développement de jeunes joueurs.

«Rémi m’a parlé des choses que je dois améliorer pour aller au prochain niveau.»

Et sur quoi doit-il travailler pour espérer grappiller des minutes dès cette saison?

«Je dois améliorer ma prise de décision parce que le jeu est plus rapide en MLS, et voir avant pour pouvoir enchaîner plus rapidement et accélérer le jeu.»

Fierté

Pour Yao, c’est une forme d’aboutissement, mais il sait très bien que tout reste encore à faire.

«C’est une aventure qui se poursuit, le travail ne fait que commencer.»

N’empêche qu’il éprouve beaucoup de fierté à dire qu’il fait désormais partie de la première équipe de l’Impact.

«J’ai toujours cru en moi et je voyais mon potentiel. J’ai persévéré et j’ai travaillé.»

Yao, qui a un petit frère de 7 ans et une sœur de 13 ans, a aussi fait la fierté de son père, qui est originaire de la Côte-d’Ivoire, et de sa mère, qui est Sénégalaise.

«Mes parents étaient très excités et aussi très fiers parce qu’on ne s’attendait pas à ce que le contrat arrive aussi vite que ça.»