JiC

Simon Kean réalise qu'il est «plus près de la fin»

Publié | Mis à jour

Le Trifluvien Simon Kean n’entend pas laisser la moindre ouverture à Dillon Carman le soir du 15 juin à Shawinigan.

Ci-dessus, voyez l'entrevue complète presentée à l'émission «JiC».

Celui qui veut à tout prix venger sa douloureuse - et surprenante - défaite par K.-O. en octobre dernier s’est confié à l’animateur de TVA Sports Jean-Charles Lajoie, lundi, à l’occasion d’une partie intime de basketball à Montréal.

Voici un résumé de ses propos, entre quelques lancers au panier :

T’as joué au basketball un peu, plus jeune. Mais as-tu pratiqué pas mal tous les sports?

«Je me suis promené. Je me suis surtout consacré aux sports de combat, comme le judo et la boxe.

«Je n’ai pas joué avec une équipe de basket, mais j’ai joué au football, puis au hockey.»

Le judo, c’était une volonté de ton père?

«Oui. Quand j’étais très jeune, il voulait que je sache me défendre.

«Je me suis joint à l’équipe de Québec. J’ai participé à des compétitions internationales.

«J’allais à l’école le matin, j’avais du judo le midi pour le sport-études et j’avais du football après l’école, de 16h à 18h. Après il venait me chercher et je changeais de vêtements pour aller au judo de 18h à 20h.

«Après deux ans, j’ai arrêté ça. J’étais tanné. Il m’a brûlé le père!

«Mon père avait des problèmes avec la sclérose en plaques. Il s’est vengé sur moi (rires). Il était très sportif avant de tomber malade. On dirait qu’il voulait que je sois sportif pour lui.»

Quand tu es entré dans un gym pour la première fois, comment ça s’est passé?

«J’étais un petit tannant à l’école et je voulais apprendre à me défendre.

«Un de mes amis boxait et je l’ai suivi. Il m’a amené au gym et c’est là que j’ai mangé ma première volée.»

À quel moment as-tu compris que la boxe pouvait devenir une partie importante de ta vie?

«À 19 ou 20 ans. Je suis allé aux Jeux du Canada et j’ai arrêté de boxer après. À 18 ans, j’avais mes chums et j’aimais bien (me consacrer à eux). Je n’avais pas beaucoup de discipline.

«Cette année-là, j’ai remporté une médaille d’or. J’ai arrêté de boxer, mais on continuait de m’appeler pour représenter le pays. Je refusais quand même.

«J’ai réalisé que je pouvais passer à côté de quelque chose et c'est alors que j’ai recommencé.

«Je n’écoutais personne à part mon grand-père et mon entraîneur au gym. Tu n’as pas le choix de l’écouter. Ça m’a appris à respecter l’autorité.

«Aujourd’hui, je sais que je suis plus près de la fin de ma carrière que son début.»

Et Carman...?

«Carman va manger la volée de sa vie. J’ai un compte à régler avec lui.

«C’était un accident (de parcours) l’autre fois. Je l’ai sous-estimé. Je ne sous-estimerai plus jamais quelqu’un. Je le savais qu’il ne fallait pas. Mais c’est difficile parfois.

«Si j’étais arrivé prêt et que je m’étais fait passer le knock-out, je m’en serais voulu. Physiquement, j’étais prêt. Mentalement, je ne l’étais pas.»

Après Carman, est-ce que la peur s’est emparée de toi?

«J’ai appris à m’en foutre. Les seules personnes que je veux rendre fières, ce sont mes "coachs".»

«C’est comme un examen. On met à exécution ce qu’on a pratiqué.

«Je ne dirai pas mon plan de match à Dillon, mais il m’a assez joué dans la tête que je suis resté fixé sur mon objectif tout au long du camp. J’ai corrigé plein de choses.

«Je le remercie. Il y a des petits aspects techniques que j’ai améliorés, mais surtout sur le plan psychologique. Mon camp le démontre.»

As-tu hâte au soir du combat?

«Mets-en que j’ai hâte. J'ai très hâte...»

La carte du gala Kean-Carman vous sera présentée dans son intégralité à TVA Sports.