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Roland-Garros: une «honte» selon Amélie Mauresmo

AFP

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Le directeur de Roland-Garros, Guy Forget, dit comprendre la frustration de la WTA, qui avait qualifié d’injuste la programmation des demi-finales hors du central.

Traditionnellement jouées le jeudi après-midi sur le court Philippe-Chatrier, les demi-finales du tableau féminin avaient été reportées à vendredi, à cause de la pluie, mercredi, sur Roland-Garros, et programmées sur les courts Suzanne Lenglen et Simonne-Mathieu.

La WTA avait sèchement critiqué ce choix, qualifié lui de «honte» par l'ex no 1 mondiale Amélie Mauresmo.

«Nous pensons que les courts Lenglen et Mathieu n'étaient pas un déclassement», a estimé Forget.

«Compte tenu des éléments dont nous disposions, de l'urgence et des conditions climatiques qui arrivaient, qui étaient assez instables, nous avions estimé que ce choix-là était le meilleur possible. Ce sont des décisions délicates», a-t-il ajouté.

Vendredi, la seconde demi-finale masculine entre Dominic Thiem et Novak Djokovic n'avait pas été à son terme en raison des conditions météorologiques.

La Britannique Johanna Konta, battue vendredi par la Tchèque Marketa Vondrousova sur le court Simonne-Mathieu, n'avait pas caché sa surprise d'avoir disputé sa demi-finale sur ce court.

À la question de savoir si elle avait eu le sentiment d'avoir disputé une demi-finale de Grand Chelem, elle avait répondu: «en terme d'enceinte, probablement pas».

«Beaucoup de gens qui ont commenté ces décisions n'ont pas tous les éléments en main», a assuré Guy Forget.

Par ailleurs, pour la première fois de son histoire, la fréquentation à Roland-Garraos a dépassé le demi-million sur la quinzaine, avec 520 000 spectateurs. Une affluence notamment améliorée grâce au nouveau court de 5000 places installé dans le jardin des serres d'Auteuil, le Simonne-Mathieu.