Séries LNH 2019

Tout se jouera à Boston!

Publié | Mis à jour

Les Blues ont popularisé à nouveau la chanson «Gloriac de Laura Branigan depuis le début des séries. Si les Bruins se cherchent un chant, ils devraient opter pour un autre classique des années 1980 avec «Toujours vivant», de Gerry Boulet.

Il n’y a aucune chance que la voix de Gerry ne résonne jusqu’au Massachusetts. Mais cette ballade résume assez bien le parcours des Bruins. À l’image du premier tour face aux Maple Leafs, les Bostoniens ont survécu à l’élimination lors d’un sixième match même s’ils se retrouvaient encore en territoire ennemi.

«C’était l’objectif quand on est arrivés il y a deux jours, a résumé Patrice Bergeron. Le plan consistait à avoir un bon départ, se concentrer sur les cinq premières minutes. Tuukka nous a gardés dans le match, et le premier but nous a donné le rythme qu’on cherchait.»

Inspirés par les prouesses de Tuukka Rask, les Bruins ont triomphé des Blues 5 à 1, dimanche au Enterprise Center. Le gagnant de la finale de la Coupe Stanley se décidera donc en sept matchs. Il s’agira de la première finale qui se rend jusqu’à la limite depuis 2011. Cette année-là, les Zdeno Chara, Patrice Bergeron et Brad Marchand avaient battu les Canucks de Vancouver.

Pour les amoureux de chiffres, il faut rappeler que les Bruins perdaient également 3 à 2 après cinq matchs face aux Canucks en 2011. Ils avaient gagné les deux dernières rencontres de la série, mais le septième match avait eu lieu à Vancouver. Cette fois la rencontre décisive se déroulera au TD Garden de Boston.

Du grand Rask

Noel Acciari, un ailier du quatrième trio des Bruins, avait fait une bonne prédiction à la veille de cette rencontre à St. Louis.

«Pour gagner, nous aurons besoin de notre meilleur effort défensivement et d’un autre bon match de Tuukka.»

Rask a offert plus qu’un bon match. Le Finlandais a joué comme un possible gagnant du trophée Conn-Smythe. Il a bloqué 28 tirs, en route vers un 15e gain depuis le début des séries.

Si le nombre d’arrêts n’a rien de spectaculaire, Rask a surtout été le meilleur joueur des siens en infériorité numérique. Les Blues ont profité de quatre occasions en supériorité numérique, dont trois d’affilée à partir de la fin de la première période.

Ryan O’Reilly a privé Rask d’un jeu blanc en marquant en troisième période.

Enfin Marchand

Pour la première fois de leur histoire, les Blues avaient la chance de remporter la coupe Stanley. Ils pouvaient y arriver devant leurs bruyants partisans. À quelques heures du match, c’était la fête dans les rues de St. Louis. Sur l’avenue Market, il n’y avait pas assez de place pour accueillir tous les partisans.

À l’intérieur de l’édifice, les Bruins ont trouvé la bonne façon pour ruiner la fête. Brad Marchand a ouvert le pointage en première période lors d’un cinq contre trois. Le numéro 63 a décoché un tir parfait après une passe précise de David Pastrnak. Marchand n’avait pas marqué depuis son but dans un filet désert lors de la première rencontre de la finale.

Brandon Carlo et Karson Kuhlman ont tour à tour déjoué Jordan Binnington en troisième période pour donner une avance de trois buts aux visiteurs. Pastrnak et Zdeno Chara, dans un filet désert, ont complété la marque.

L’audace de Cassidy

Encore une fois, Bruce Cassidy a remporté un pari. L’entraîneur en chef des Bruins a misé sur Kuhlman à la place de David Backes lors de ce match. Même s’il n’avait pas joué depuis le troisième match du deuxième tour face aux Blue Jackets de Columbus, Kuhlman a contribué à la victoire en inscrivant son premier but en sept matchs en séries.

C’était une décision à l’image de Cassidy. Il n’a jamais peur d’y aller de choix audacieux.

Une malédiction ?

Il y a parfois des erreurs impardonnables. Le quotidien «St. Louis Post-Dispatch pourrait devenir la malédiction des Blues. Dimanche, le journal de St. Louis a prématurément publié une publicité soulignant la conquête de la coupe Stanley des Blues ainsi qu’une lettre du propriétaire de l’équipe, Tom Stillman, dans l’édition numérique du journal.

Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Les partisans des Blues risquent d’avoir sur le cœur cette publication encore longtemps advenant un revers lors de la prochaine rencontre.