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F1

Lance Stroll frappé par la malchance

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Tout semblait se dérouler à merveille pour Lance Stroll à l’occasion de son Grand Prix national, vendredi. L’évolution du moteur Mercedes semblait donner des ailes à sa monoplace. Mais un bris du groupe motopropulseur samedi en matinée a mis fin à ses espoirs d’un bon résultat en qualifications.

Terminant son tout premier tour lors de la troisième séance d’essais libres avec un panache de fumée à l’arrière de sa voiture, le Québécois a dû se contenter d’un moteur usé pour les qualifications : celui avec lequel il a disputé les six premières épreuves de la saison.

Il a ainsi réalisé le 18e chrono de la première séance de qualifications (Q1) en 1 min 12,266 s. Il s’agissait d’une 11e exclusion consécutive en Q1 pour lui. Il s’élancera malgré tout de la 17e place en raison d’une pénalité à Kevin Magnussen.

Il faut remonter au Grand Prix du Japon en 2018 pour voir Stroll s’élancer au sein du top 15. Il avait alors réussi le 14e temps de la Q2 à bord d’une Williams.

«C’était un départ malheureux pour cette journée, a lancé Stroll, dépité, avant de remercier les mécaniciens de l’équipe, sans qui il n’aurait pas été en mesure de participer aux qualifications. C’est dommage pour l’équipe. Je suis surpris qu’on soit si loin et que les deux voitures soient éliminées en Q1.»

Privé de 60 précieuses minutes de temps en piste en raison de cette panne, Stroll a admis qu’il n’avait pas tous les outils pour maximiser ses chances de succès en qualifications.

«[L’impact] est énorme. En qualifications, nous étions sur les talons, non seulement en termes de performance, mais également de mon côté puisque je n’ai pas pu construire sur le momentum de la troisième séance.»

«Mais c’est comme ça. On a fait tout ce qui était possible avec ce qu’on avait.»

Samedi, la cause des ennuis de Stroll demeurait toujours un mystère aux yeux de l’équipe. Au départ, son ingénieur de piste semblait privilégier la piste d’une fuite hydraulique à la radio. Stroll a toutefois douté de cette hypothèse après les qualifications.

«Ça ne semble pas être hydraulique, a avancé le Montréalais. Ça peut être autre chose. Je ne sais pas pour le moment puisque nous n’avons pas encore compris ce qui s’est passé. Mais c’était soudain.»

De la magie

Selon lui, c’est avec une perte de 250 millièmes de seconde qu’il a dû se débrouiller lorsqu’il a fait une croix sur son nouveau moteur. Il s’attend également à ce que le changement se fasse sentir en course. Il tentera malgré de répéter son exploit de 2017.

Cette année-là, il disputait sa première course sur l’Île Notre-Dame. Il avait alors converti une 17e place sur la grille de départ en neuvième position à l’arrivée. Il s’agissait de ses tout premiers points en F1.

Mais l’athlète de 20 ans ne se fait pas d’illusions. Ce sera difficile de répéter ce genre de résultat. «Je devrai faire un tour de magie pour répéter cela, a-t-il lancé. Il y a plein d’opportunités ici à Montréal, on verra comment ça va se passer.»

«C’est la course. On ne peut pas choisir ses moments de chance. C’est la réalité du sport.»