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Letang veut que Kessel et Malkin restent à Pittsburgh

Publié | Mis à jour

Si le défenseur des Penguins de Pittsburgh Kristopher Letang a une demande à faire à son directeur général, c’est de garder le noyau de joueurs intact.

Après l’élimination hâtive de le l’équipe, au premier tour des séries, la machine à rumeurs s’emballait : les noms de Phil Kessel et d’Evgeni Malkin circulaient comme possibles candidats pouvant changer d’adresse afin de rajeunir la formation.

«Je parle à Kessel presque tous les jours et nous en discutons, mais ce sont toutes des choses que nous ne contrôlons pas», a déclaré Letang au site The Athletic.

«Bien sûr, le bruit résonne plus dans ses oreilles et ça doit le perturber un peu. Mais les affaires sont les affaires.»

Quant à Malkin, qui a conclu la saison régulière avec 72 points en 68 parties après en avoir accumulé 98 la saison précédente, Letang n’écoute pas les ouï-dire.

«Que ces rumeurs-là aient été lancées de la sorte, je trouve ça difficile à croire, assure-t-il. Malkin a été bien traité et il a gagné trois coupes Stanley avec nous. Ce n’est pas parce que sa saison n’était pas à la hauteur qu’il est un mauvais joueur.»  

Les «vieilles» équipes avantagées?

Âgé de 32 ans, Letang exprime aussi des réserves en ce qui est d'une stratégie pour rajeunir le noyau de vétérans, exemples à l’appui.

«Les équipes qui gagnent la coupe ont tendance à être plus âgées, note-t-il. Lorsque nous avons gagné [en 2016 et 2017], nous étions une équipe plus âgée.

«Les Capitals l'année dernière? Vieille équipe. Les deux équipes en finale cette année? Vieilles équipes. Les jeunes ont besoin qu’on leur montre les étapes à suivre. Je ne dis pas ça parce que je suis plus âgé. Je le dis parce que je l'ai vécu.

Des changements s'imposent

En séries, Pittsburgh a été balayé en quatre matchs par les Islanders de New York (ces derniers ont ensuite encaissé le coup de balai des Hurricanes de la Caroline, au tour suivant).

Kessel et Malkin ont tous deux été limités à un seul but, tandis que le capitaine Sidney Crosby n’a pu faire mieux qu’une mention d’aide.

Le DG Jim Rutherford a admis lors de son bilan que certains changements s’imposaient au sein de sa formation.

«Je n’ai pas vu un seul moment où nos gars se sont présentés comme une équipe, a-t-il indiqué. Je ne sais pas s'ils sont complaisants, est-ce le signal que quelque chose doit changer?

«Nous avons besoin de retrouver cette rage de vaincre. Les Islanders avaient ce désir et ils étaient déterminés. Pas nous.»