Séries LNH 2019

Le Québécois derrière les succès des Blues

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Vladimir Tarasenko, Jordan Schwartz, Ivan Barbashev, Samuel Blais, David Perron, Alex Pietrangelo, Colton Parayko, Vince Dunn et Jordan Binnington ont une chose en commun. Ils sont des choix au repêchage des Blues.

Des 23 joueurs qui ont porté l’uniforme des Blues de St. Louis depuis le début des séries, 13 proviennent du repêchage. On parle donc d’une moyenne de 57 %.

Doug Armstrong, le directeur général depuis 2010, et Larry Pleau, qui a occupé le même siège de 1997 à 2010, ont donc fait un bon travail pour construire cette équipe. Ils misaient aussi sur de bons hommes de confiance comme directeurs du recrutement amateur avec Jarmo Kekalainen (2002 à 2010) et Bill Armstrong (2010 à aujourd’hui).

Il y a aussi des têtes de hockey qui restent plus dans l’ombre. Parmi celles-ci, il y a Michel Picard. L’homme originaire de Beauport travaille pour les Blues depuis maintenant 11 ans comme recruteur amateur.

«À Noël, j’ai prolongé mon contrat de trois ans, a dit Picard en entrevue au Journal. Je suis heureux avec cette équipe, j’ai mon poids autour de la table pour le repêchage. Je sais que les dirigeants m’écoutent. Pour un recruteur, tu demandes juste ça. Ils me font confiance. Je resterai ici à St. Louis pour longtemps. Ce sont eux qui me mettront dehors, je ne sortirai pas des Blues.»

Une invitation appréciée

Avant le quatrième match de la finale de la Coupe Stanley, Picard a donné rendez-vous à l’auteur de ces lignes pour une rencontre dans l’une des loges de l’équipe. Keith Tkachuk, qui est aujourd’hui recruteur pour les Blues, s’est amusé à rire de son collègue en lui disant qu’il était maintenant une star.

Pour Picard, ce petit moment était précieux. Pas l’entrevue avec le représentant du Journal, mais son séjour à St. Louis. Doug Armstrong, le DG de l’équipe, a eu la délicatesse d’inviter tout son personnel hockey pour vivre la finale sur place.

«En temps normal, on fait nos rencontres pour le repêchage à Niagara Falls après le Combine à Buffalo, a expliqué Picard. Mais les Blues ont choisi de nous inviter à St. Louis, tous les recruteurs ont fait le voyage.»

«C’est l’idée de Doug Armstrong, a continué celui qui a joué 166 matchs dans la LNH. C’est une façon de nous remercier de notre travail. Il désirait que nous vivions la finale tous ensemble, comme une grande équipe. Nous sommes 12 ou 13 recruteurs sur place à St. Louis.»

«Nous travaillons pour construire une équipe championne. C’est aussi mon but et mon souhait de gagner la coupe Stanley. J’ai maintenant la chance de voir certains joueurs pour qui j’ai poussé fort afin que nous les repêchions. C’est excitant. Les Blues sont une équipe très fidèle. J’ai joué à St. Louis en 1997-1998 et je revois les mêmes visages dans les bureaux administratifs. Ils prennent soin de leurs employés.»

Un faible pour certains joueurs

Au repêchage de 2014, les Blues ont eu la main heureuse en pigeant à deux reprises dans la cour de la LHJMQ. Au deuxième tour, ils ont misé sur Ivan Barbashev (33e au total) et ils ont sélectionné Samuel Blais au 6e tour (176e au total).

«Quand je regarde un match des Blues, j’ai plus tendance à surveiller Sam et Ivan, a lancé Picard avec le sourire. Je les connais bien, j’ai un lien plus émotif avec eux. Même si je suis l’unique recruteur des Blues pour la LHJMQ, je ne me limite pas uniquement à cette ligue durant une saison. Je peux aussi voir des matchs dans le nord-est des États-Unis et en Ontario. Je voyage beaucoup pendant une année.»

Depuis le repêchage de 2008, les Blues ont pigé à 11 reprises dans la cour de la LHJMQ. C’est un signe qui ne ment pas. Ils font confiance à l’ancien ailier des Whalers, des Sharks, des Sénateurs, des Blues, des Oilers et des Flyers.