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LHJMQ

Joshua Roy n'est plus certain de sa décision... à l'aube du repêchage!

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Il faut ajouter un nom à la liste des nombreux joueurs récalcitrants à l’approche du repêchage de la LHJMQ qui aura lieu samedi au Centre Vidéotron, et non le moindre. Selon ce que Le Journal de Québec a appris, le meilleur espoir selon le Centre de soutien au recrutement (CSR), Joshua Roy, reconsidère ses options et pourrait même faire l’impasse sur la séance de sélection.

Aucune option ne semble écartée, même pas celle de poursuivre au sud de la frontière, selon les informations du Journal de Québec. Avec Roy, cela fait un total de dix des 21 meilleurs espoirs de la cuvée 2019 dont les intentions ne sont pas claires.

Au moment de mettre sous presse, aucune décision finale n’avait été prise par l’entourage du jeune homme. L’agence Momentum Hockey, qui représente les intérêts du hockeyeur beauceron, ne nous a, quant à elle, pas rappelés.

Sujet chaud

Avant même les informations concernant Roy, le dossier des joueurs récalcitrants était le sujet de l’heure dans la LHJMQ, vendredi. Devant la vague importante de jeunes hockeyeurs ayant laissé planer le doute sur leurs intentions de faire le saut du côté américain, plusieurs hommes de hockey de la LHJMQ s’étaient montrés en faveur d’un resserrement de la réglementation.

«J’aimerais qu’on ait une ligne plus dure avec les joueurs midgets du Québec qui veulent aller dans les collèges américains. Il faudrait qu’ils ne puissent plus revenir dans notre ligue, a martelé Patrick Roy. Présentement, le jeune peut aller de l’autre côté et, si ça ne marche pas à son goût, revenir. On devient quasiment une ligue de bouche-trou.»

Le grand patron hockey de l’Océanic de Rimouski, Serge Beausoleil, ne pouvait être plus en accord avec les propos de son homologue.

«Pour moi, c’est essentiel. On a un produit de grande qualité. Si je dis à ma blonde, je te choisis, mais que je ne suis pas sûr, pensez-vous qu’elle va être d’accord ? Non, on est tous unanimes là-dessus. C’est la même chose dans cette situation. Il faut arrêter de dire que les Américains sont meilleurs. On est le circuit qui développe le plus de joueurs de la LNH, alors assumons-le et faisons la promotion de notre circuit. Si les jeunes veulent aller aux États-Unis, qu’ils y aillent. Mais on ne peut pas être leur plan B, ça ne fonctionne pas.»

Interrogé sur cette proposition en marge de sa conférence de presse annuelle précédant le repêchage de la LHJMQ, qui aura lieu samedi au Centre Vidéotron, le commissaire Gilles Courteau a assuré qu’il se pencherait sur la question avec les Gouverneurs du circuit.

Ce dernier soutien que, depuis 15 ans, 98% des joueurs qui ont figuré sur la liste du CSR ont finalement décidé de rejoindre la LHJMQ. Il faut quand même ajouter que dans les 2% restants figuraient plusieurs joueurs de très haut calibre. Dans les années récentes, les Shane Bowers, Alex Newhook ou Mike Matheson ont décidé de ne pas se présenter dans la LHJMQ.

Ne pas céder aux menaces

Et même si la majorité des récalcitrants qui se sont finalement ravisés au cours des dernières années ont souvent opté pour les mêmes marchés – lire ici Saint-Jean, Halifax, Moncton ou Québec –, le commissaire estime que les équipes ne devraient pas céder aux menaces de certains espoirs.

«J’ai une philosophie claire. Quand une équipe fait son ordre de sélection et qu’à son tour, le joueur qu’ils considèrent être le meilleur a manifesté l’idée de ne pas se présenter, je dis toujours aux équipes de le sélectionner quand même. Ensuite, vous aurez jusqu’au mois d’août pour le convaincre et, si ça ne fonctionne pas, on a mis une réglementation en place pour que les équipes ne soient pas pénalisées», estime M. Courteau, qui trouve déplorable qu’on empêche certains jeunes de vivre l’expérience du repêchage de la LHJMQ.