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Crédit : AFP

F1

Le Québec: un oasis pour Romain Grosjean

Publié | Mis à jour

MONTRÉAL – Le Français Romain Grosjean est toujours heureux de débarquer au Québec pour participer au Grand Prix du Canada. Cette année encore il a plusieurs raisons de s’en réjouir, lui qui disputera dimanche sa 150e course de Formule 1 en carrière, et qui tente de faire oublier une saison plutôt pénible jusqu’ici.

Ayant inscrit deux maigres points au cours des six premières épreuves de la campagne, le porte-couleurs de l’écurie Haas a pu oublier ses ennuis en faisant un peu plus connaissance avec la Belle Province cette semaine. Il s’est retrouvé au volant d’un véhicule tout terrain (VTT) «côte-à-côte» à proximité du lac Taureau à Saint-Michel-des-Saints, mardi.

Puis, l’un de ses compatriotes, le chef Olivier Perret, du restaurant Renoir situé à l’hôtel Sofitel, lui a remis un beau cadeau : un chandail rouge du Canadien de Montréal avec son numéro de course, le 8, inscrit à l’arrière. C’est ainsi que Grosjean s’est présenté au circuit Gilles-Villeneuve en arborant son plus récent présent.

«J’avais déjà des casquettes du Canadien et j’ai maintenant le jersey, ce qui est très bien», a-t-il affirmé jeudi, soulignant toutefois la température quelque peu froide qui sévissait durant sa journée en VTT.

À propos de la piste qu’il attaquera avec plus de sérieux - celle de l’île Notre-Dame - à compter de vendredi, le pilote de l’Hexagone ne cache pas sa joie de la revoir. Il souhaite d’ailleurs poursuivre sa séquence de deux épreuves avec au moins un point : c’est en sol montréalais qu’il a grimpé pour la première fois de sa carrière sur la deuxième marche du podium, soit en 2012. Il a égalé son meilleur résultat à vie en F1 l’année suivante au Grand Prix des États-Unis.

«Ça reste agréable de venir ici, où j’ai plusieurs amis. En plus, c’est un circuit que j’adore et quand ça va bien, tout est extraordinaire, car on peut attaquer régulièrement les vibreurs. Par contre, lorsque ça va mal, c’est une piste qui devient très frustrante», a-t-il expliqué.

Un bon indicatif

Encouragé par l’évolution du nouveau moteur Ferrari que l’équipe Haas a pu utiliser une première fois à Monaco, Grosjean estime que la prochaine course permettra de mesurer les progrès réalisés.

«Nous n’avons pas pu y aller à pleine vitesse la dernière fois et ici, on verra. Mais je n’ai pas de crainte pour le moteur, on devrait voir une bonne amélioration. Il faudra toutefois bien gérer l’énergie et l’adhérence des pneus; ça fait trois épreuves d’affilée qu’on doit régler des problèmes», a-t-il affirmé, ajoutant qu’il aura un portrait plus clair de la situation après les deux séances d’essais libres prévues vendredi.